Une « semaine pour Israël » a été organisée tout récemment en Géorgie en présence notamment de la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Sofa Landver, qui était accompagnée de son chef de cabinet, Dimitri Apartsev.

L’événement marquait essentiellement le vingtième anniversaire de la reprise des activités des institutions nationales d’Israël au sein de l’ex-URSS. Sofa Landver a pris la parole lors de la cérémonie principale qui a eu lieu au théâtre Roustaveli, dans la capitale géorgienne, Tbilissi.

Elle a également profité de l’occasion pour s’entretenir avec plusieurs membres du gouvernement géorgien dont le vice Premier ministre Temur Yakobashvili, qui est juif et qui a parlé en hébreu avec son hôte. Il a rappelé notamment les liens chaleureux qui existaient entre les deux peuples, bien plus forts selon lui qu’entre les deux Etats.

Les discussions ont porté essentiellement sur le développement de la coopération économique, des échanges touristiques et des relations diplomatiques entre Israël et la Géorgie.

Le nombre de touristes en provenance d’Israël pour la Géorgie a plus que doublé explique Yehiel Bar, responsable des “relations étrangères” pour la mairie de Jérusalem. Le tourisme israélien a augmenté de 85%. Il y a 7 vols directs par semaines.

Dans les médias israéliens il y’a aussi des compagnes incitant à visiter la Géorgie. Immobilier, tourisme, commerce: tous les secteurs sont désignés attrayants. La Chambre de commerce géorgienne, accompagnée d’une délégation de la communauté juive locale était en visite en Israël la semaine il y’a qulques jours pour découvrir ce pays. Une délégation officielle israélienne s’est rendue sur place après Yom Kippour pour promouvoir cette destination.

“L’investissement actuel israélien en Géorgie est de 250 millions de dollars. Sans la crise, ce chiffre aurait atteint le milliard” explique le Président de la Chambre de Commerce.

“Israël à beaucoup à faire ici. Certaines zones locales sont vraiment attractives. Nous avons identifié beaucoup de potentiel dans l’agriculture, la santé et la communication” explique t-on du côté de l’ambassade d’Israël à Tbilissi.

«Il y a d’immenses investissements à faire en Géorgie. Aujourd’hui, les investisseurs peuvent acheter des terres, construire des maisons, des centres d’affaires… Et les israéliens sont excellents dans ce domaine.”Les entreprises de construction sont très nombreuses, et toutes les compagnies israéliennes ont leur places ici” raconte Moshé Itsik de la chambre de commerce.

Côté import, Israël pourrait profiter de l’eau produite en Géorgie. Tbilissi propose dores et déjà des prix bien meilleurs que ceux demandés par Ankarra. Autre liquide: le vin. Le gouvernement local promet des aides aux producteurs de vin “casher”. La production pourrait être vendue intégralement en Israël.

Mais la croissance géorgienne est bonne et avec Israël comme allié, nous pourrons aller bien plus vite” explique t-on sur place. “Le peuple géorgien et et juif ont 26 siècles de relations amicales. Aujourd’hui, il faut en profiter!”

“Je pense que la Géorgie est l’un des meilleurs amis d’Israël. En Géorgie, nous avons trouvé des gens qui aiment et apprécient Israël et le peuple juif” explique un porte parole de l’ambassade. “La Géorgie a été le premier pays à ouvrir les frontières, lorsque l’Union soviétique s’est effondrée. C’est le lieu où l’Agence juive a construit son siège régional pour servir la communauté juive” ajoute t-il.

Les Juifs constituent l’une des minorités les plus anciennes de Géorgie. Conformément au recensement de 1989, il y avait 24 795 Juifs dans le pays et vivaient principalement à Tbilissi.

À l’heure actuelle, la plupart des Juifs ont quitté la Géorgie pour Israël. Les Juifs géorgiens parlent le géorgien, les Juifs russes, le russe, une une minorité parlant yiddish. Un grand nombre de Juifs Géorgiens (70) ont fait leur aliyah, depuis le début des hostilités entre la Géorgie et la Russie. La quasi totalité des 200 Juifs de Guri, ville géorgienne envahie par les troupes russes, se sont réfugiés à Tbilissi.

Parallèlement, un émissaire local de l’Agence juive s’est rendu à Batumi, sur les côtes de la Mer Noire en Géorgie, pour évaluer la situation de la communauté juive locale qui représente 230 personnes. Plus de 80.000 Juifs d’origine géorgienne vivent en Israël dont près de 25.000 arrivés depuis 1989.

Et aussi, la Géorgie est le seul pays de l’Europe territoriale ou Hitler n’a pas persécuté le peuple juif, il n’a pas pu y entrer pour les exterminer comme dans les autres pays et les juifs n’ont jamais été terrorisés ni menacés. Cela a été possible grâce à des siècles de co-habitation amicale entre les Géorgiens juifs et chrétiens orthodoxes. La Géorgie a depuis tout temps été une terre de liberté de religion, comme le montre l’intérêt des anciens monarques envers les trois principales religions monothéistes, tout en resant fidèle à la foix chrétienne.

Les touristes israéliens se trouvant en Géorgie lors des affrontements dans le pays, août 2008, etiant fortes. Après l’expérience difficile des bombardements en Géorgie, c’est avec émotion qu’ils ont retrouvé leur famille en Israël.

Le ministre géorgien Temur Yakobashvili – dont le quotidien israélien Haaretz a souligné qu’il était juif – a indiqué sur la radio militaire israélienne qu ’ « Israël devrait être fier de ses militaires qui ont entraîné les soldats géorgiens ».

Selon Haaretz, Yakobashvili a proclamé, de manière invraisemblable, qu’un « petit groupe de soldats géorgiens a été capable réduire à néant toute une division militaire Russe, grâce à l’entraînement israélien » (« Un ministre géorgien dit sur Radio Israël : grâce à l’entraînement israélien, nous tenons tête au militaires russes », Haaretz, 11 août 2008).

L’axe militaire Tel-Aviv-Tbilissi semble avoir été renforcé au plus haut niveau, et selon Ynet, « le fait que le ministre géorgien de la défense, Davit Kezerashvili, soit un ancien israélien parlant couramment l’hébreu, a contribué à cette coopération ». Les autres acteurs de ce fructueux commerce d’armement sont l’ancien ministre israélien et maire de Tel-Aviv Roni Milo, ainsi que plusieurs hauts officiers de l’armée israélienne.

Le responsable de liaison était le Général Brigadier de Réserve, Gal Hirsch, qui avait dirigé les forces israéliennes sur la frontière avec le Liban au cours de la deuxième guerre du Liban de juillet 2006 (Yossi Melman, « La violence en Géorgie – Une alliance gelée », Haaretz, 10 août 2008). Il avait démissionné de l’armée après que la Commission Winograd eût sévèrement critiqué le comportement d’Israël pendant sa guerre contre le Liban et qu’une enquête interne de l’armée israélienne l’eût rendu responsable de la capture par le Hezbollah de deux soldats.

Selon l’un des formateurs israéliens au combat – un agent d’une unité d’ »élite » de l’armée israélienne – Hirsch et ses collègues auraient parfois personnellement supervisé l’entraînement des forces géorgiennes.

Ftouh Souhail &JSSNews

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