En dépit des risques d’arrestation et de poursuites, Tzipi Livni devrait se rendre prochainement en Grande Bretagne. La présidente de Kadima dit vouloir vérifier les intentions de David Miliband, ministre des affaires étrangères britannique, de modifier les lois permettant de faire arrêter des personnalités étrangères sur la base des plaintes déposées en Grande Bretagne.

La chef de l’opposition a déclaré au Jewish Chronicle que sa démarche devait permettre aux citoyens israéliens de pouvoir se déplacer librement dans le monde.

En Décembre dernier la justice britannique a bien émis un mandat d’arrêt contre le chef de l’opposition israélienne Tsipi Livni pour « crimes de guerre » présumés à Gaza en janvier 2009 lors de l’opération Plomb durci. Mais la justice aurait annulé le mandat d’arrêt en question après qu’il se fut avéré qu’elle (Tsipi Livni) ne réside pas en Grande-Bretagne.

L’aberrant mandat d’arrêt émis par Londres contre l’ex-ministre et chef de l’opposition israélienne Tsipi Livni a néanmoins montré la puissance du lobby palestinien, en travail en Grande-Bretagne.

En Janvier 2010, Israël a annulé au dernier moment une visite de travail en Grande-Bretagne d’officiers israéliens, de crainte que des mandats d’arrêt soient émis contre eux. La délégation israélienne, qui aurait dû être constituée de colonels, de lieutenants-colonels et de commandants, avait été invitée par l’armée britannique pour étudier de possibles collaborations dans le domaine militaire.

Israël, qui craignait que des mandats d’arrêts soient émis contre ses officiers, s’était préalablement adressé au gouvernement britannique, lui demandant de se porter garant des officiers. Au grand étonnement des Israéliens, les Britanniques ont fait savoir qu’ils ne pourraient pas garantir que les officiers ne seraient pas arrêtés. Après plusieurs consultations, Israël a décidé de ne pas prendre de risques et d’annuler le voyage de la délégation.

La procureur générale de Grande Bretagne, la Baronne Patricia Janet Scotland, qui a rencontré le mois dernier le vice ministre israélien des Affaires étrangères, Dany Ayalon, à Jérusalem, a déclaré que les autorités britanniques étaient déterminées à changer la juridiction en cours qui permet le dépôt d’actes d’accusation contre des responsables israéliens, qui ne peuvent conséquemment s’y rendre librement sans prendre le risque de se faire arrêter.

La procureure générale britannique a aussi assuré le ministre de la Justice israélien et le conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères, Ehud Keinan , que cette question sera réglée au plus vite .

Profondément préoccupés par le cirque juridique au Royaume-Uni, beaucoup réclament aujourd’hui un changement rapide de la loi afin d’éviter que des groupes anti-israéliens , en Grande-Bretagne, ne prennent aussi facilement la justice comme un moyen de délégitimer Israël.

En attendant le monde regarde le courage de cette femme juive qui prend des risques pour ne pas laisser le champ libre aux islamistes et afin que jamais des juifs ne seraient interdits de séjour partout dans le monde.

Ftouh Souhail , TUNIS

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