Plus de 80 personnalités du monde entier, dont l’acteur américain Robert Redford et le musicien britannique Sting, ont demandé la libération de l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani condamnée à la lapidation, jugeant qu’elle avait « assez souffert ». Sakineh Mohammadi-Ashtiani « a déjà passé cinq ans en prison et a reçu 99 coups de fouet, tandis que l’homme reconnu coupable du meurtre de son mari et avec qui elle aurait eu une relation est maintenant libre », ajoutent-ils.

Âgée de 43 ans et mère de deux enfants, Sakineh , emprisonnée à Tabriz (nord-ouest de l’Iran), a été condamnée en 2006 à dix ans de prison pour participation au meurtre de son mari avec l’un de ses amants, et à la lapidation à mort pour plusieurs adultères.

La révélation de cette affaire en juillet 2010, par des associations qui luttent pour faire respecter les droits de l’homme, a provoqué une véritable levée de boucliers dans de nombreux pays. La communauté internationale s’est en effet fortement mobilisée.
Le régime iranien, gêné par une condamnation internationale de la condamnation à la lapidation pour une prétendue relation illicite en dehors du mariage, les autorités iraniennes ont toutefois affirmé à plusieurs reprises, que son dossier était en cours d’examen, laissant entendre qu’il n’y avait pas de verdict final, et pas d’exécution immédiate.

Carla Bruni ou Isabelle Adjani, font partie des personnalités qui ont également pris position, quitte à être vivement critiquées et même menacées par les médias iraniens. Nicolas Sarkozy s’était aussi imposé face à Téhéran pour cette cause.

Laureen Harper, épouse du Premier ministre canadien Stephen Harper, s’est déclarée vendredi « profondément attristée » par le maintien en détention de l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, renouvelant ses appels pour sa libération.

Jeudi soir, la Première dame canadienne, impliquée dans ce dossier depuis plusieurs semaines, s’était réjouie de l’annonce de la libération de Mme Mohammadi-Ashtiani par le Comité anti-lapidation dont le siège est à Berlin, jugeant cette nouvelle « encourageante ».
Mais la remise en liberté de Sakineh a été démentie par la chaîne de télévision iranienne Press-TV selon laquelle une de ses équipes a « accompagné Mme Ashtiani chez elle, avec l’aval de la justice, pour le tournage d’une reconstitution de son crime sur la scène du meurtre », les 4 et 5 décembre.

Israël est grandement préoccupé par la sécurité de Sakineh et d’autres prisonniers en Iran. Jérusalem a célébré la Journée des droits de l’homme (10 décembre 2010). Des milliers d’Israélien ont manifesté vendredi à Tel Aviv pour la journée internationale des droits de l’Homme. Les manifestants — 10.000 selon les organisateurs — ont défilé dans le centre de la métropole en brandissant des banderoles saluant le courage de ceux qui s’expriment librement.

Ftouh Souhail

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