Israël s’est dit satisfait mardi à la suite de la décision de l’Union Européenne de ne pas reconnaître dans l’immédiat un Etat palestinien comme le souhaitent les Palestiniens.

Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis le Lundi 13 décembre 2010, à Bruxelles, ont réaffirmer dans une déclaration commune être prêts « lorsque cela sera approprié » à reconnaître un Etat palestinien indépendant.

En visite en Israël, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, avait exprimé aussi des réserves quant à la création unilatérale d’un état palestinien qui ne serait pas le fruit d’un dialogue. Il avait précisé: « le droit d’Israël à la sécurité ne doit pas être un sujet de négociations, la sécurité d’Israël, c’est notre sécurité ». M.Frattini a fait cette déclaration à Akko le 23 novembre 2010.

Le projet de Mahmoud Abbas de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU en vue de décider unilatéralement de la création d’un Etat indépendant dans les frontières de 1967 est une voie impossible du point de vue du droit international. Un Etat n’existe que parce qu’il est reconnu comme tel par d’autres Etats. L’Union européenne, sollicitée pour soutenir le projet devant le Conseil de sécurité, a déjà répondu que l’initiative était prématurée, et Washington opposera sans doute son véto, si toutefois le projet est présenté devant les Nations Unies.

Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad avait soutenu déjà que l’Etat palestinien verra le jour à travers « les faits sur le terrain » d’ici août 2011. « La naissance d’un Etat palestinien sera célébrée comme une journée de joie par l’ensemble de la communauté des nations », a-t-il soutenu au cours d’une interview pour le journal israélien Haaretz.

Selon le journal Al-Hayat édité à Londres, citant de hauts responsables palestiniens, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas aurait accepté le principe d’échanges de territoires.

Cette éventualité – la proclamation unilatérale d’un deuxième État palestinien (le premier, qui existe depuis 1922, étant la Jordanie) – laisse perplexe. Les communautés israéliennes devraient être interdites en Judée Samarie. En Avril 2009, Azzam al-Ahmed, haut dignitaire du Fatah et proche d’Abbas, tout en niant le caractère juif d’Israël, a aussi affirmé que l’État Palestinien serait vidé de sa population juive. C’est l’intention qui fonde le principe, énoncé déjà à maintes reprises par Abbas ou Saeb Erekat, de ne jamais reconnaître en Israël un État juif, qui prend sa véritable signification, à savoir une véritable épuration ethnique des Juifs, de la part de l’Etat de Palestine. Mahmoud Abbas, devant l’Assemblée de l’ONU à New York, a confirme en septembre 2010 qu’il veut un État palestinien judenrein, mais ne précise pas si en plus des Juifs, d’autres catégories d’hommes seront interdits de séjour dans son État mono-ethnique.

Malgré les discours racistes des dirigeants palestiniens , Israël ouvre encore ses bras à eux aux Jérusalem propose une solution permanente au confit. L’Etat Juif lui, fait tout pour promouvoir une paix juste , durable. et basé sur le respect mutuel .Deux conditions sont essentielles du coté israélien : 1) la reconnaissance par les Palestiniens du caractère juif de l’état. 2 ) la sécurité, sur laquelle Israel n’acceptera aucun compromis. Du coté palestinien on refuse absolument de reconnaître Israël comme état juif, arguant que cela mettrait en porte à faux, l’importante minorité arabe, soit 20% de la population. La direction palestinienne refuse aussi le “compromis historique” proposé par Netanyahu.

Le Premier ministre israélien poursuit ses efforts diplomatiques en faveur de la paix au Proche-Orient. Benjamin Netanyahu et l’émissaire américain George Mitchell se sont entretenus lundi durant trois heures. Le bureau du premier ministre a déclaré que la réunion a été « positive « , Les deux hommes ont évoqué la façon de promouvoir le processus politique. Netanyahu a indiqué qu’il était prêt à discuter de toutes les questions fondamentales dans les semaines et mois à venir.

A l’issue de la rencontre entre le Premier ministre et l’envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, Binyamin Netanyaou a émis l’espoir d’aboutir à un accord « dans les prochains mois ». Il a ajouté à l’adresse de Mitchell :  » travaillons ensemble pour établir une nouvelle voie vers la paix ». Ce dernier a déclaré que les parties aborderont toutes les questions du statut final. »

Pour Le président de l’Etat, Shimon Pérès, Pérès « le temps de la paix est compté, il n’y a plus beaucoup de temps pour les discussions » .Pérès a déclaré que « la fenêtre d’opportunité pour la paix ne restera pas ouverte encore très longtemps. Le compte à rebours de la paix a commencé. Le temps nous est compté », a ajouté le président qui a ajouté : « on constate actuellement un processus très dur de déligitimation d’Israël, d’islamisation de la région et un surarmement de l’Iran. Nous devons nous ressaisir maintenant. Il ne reste plus beaucoup de temps pour les discussions. »

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a affirmé, ce lundi à Alger, que la Ligue arabe adoptera prochainement une position « ferme » concernant l’avenir des négociations avec Israël. « Il y a une réunion importante qui sera consacrée à la situation en Palestine et nous allons adopter une position ferme » concernant l’avenir des négociations avec Israël, a déclaré, M. Moussa qui a salué la position du Brésil et de l’Argentine qui ont reconnu « l’Etat de Palestine », soulignant que « le président Lula Da Silva a été à la tête d’une importante action politique pour se rapprocher du monde arabe, le continent africain et le reste des forces mondiales.

Ftouh Souhail

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