Dans l’hommage rendu ce lundi 17 janvier 2011 à la Knesset au chef du Mossad sortant, l’ancien chef du Shin Bet, le député Avi Dichter (Kadima) a loué les actions de Meïr Dagan durant ses huit années de faction à ce poste sensible. « De nombreux Israéliens vous doivent la vie et loin est encore le moment où nous pourrons dévoiler vos actes héroïques», a-t-il déclaré.
Meïr Dagan, à la tête du Mossad depuis 2002, a passé huit ans à ce poste sensible et entouré de mystère. Tamir Pardo est aujourd’hui à la tête du Mossad.
Le bilan de Meir Dagan à la tête du Mossad est très satisfaisant .Ce vétéran des services secrets a empêché la dictature de Damas de se procurer des moyens nucléaires en permettant aux avions israéliens de mener un raid préventif pour détruire une installation secrète syrienne – sans doute un site nucléaire – en septembre 2007.
Cet homme rond, né il y a 66 ans en URSS, a sauvé la région d’une troisième guerre au Liban en se débarrassant du chef militaire du Hezbollah libanais, Imad Mughnyeh tué dans l’explosion de sa voiture à Damas en 2008.
Meir Dagan, a épargné Gaza d’une seconde guerre en ouvrant la voix vers l’élimination de Mahmoud Al-Mabrouh, homme clé dans le trafic d’armes du Hamas, retrouvé mort dans un hôtel de Dubaï au début de l’année 2010.
On ne connaîtra peut-être jamais les détails sur ces opérations de l’ombre, mais Meir Dagan par son intelligence a sauvés des milliers de vies dans le Proche Orient.
Mystérieux également le rôle du Mossad et de son chef dans la guerre secrète menée par l’Etat hébreu contre le programme nucléaire iranien.
Les documents américains divulgués par WikiLeaks mentionnent un plan élaboré par Meir Dagan contre l’Iran nucléaire. Il préconise entre autre des « opérations secrètes ». Nul ne sait si la mort violente de cinq scientifiques iraniens en fait partie.
Selon Meir Dagan, le programme nucléaire militaire iranien de Téhéran constitue le danger numéro un pour la survie d’Israël. Partisan des méthodes expéditives, il souvent présenté par les médias israéliens comme un partisan d’attaques en Iran, à l’exemple de ce qu’avait fait Israël en 1981 en détruisant une centrale nucléaire irakienne construite par la France près de Bagdad.
Ftouh Souhail
