Un groupe d’israélien a manifesté ce dimanche devant l’ambassade d’Égypte à Tel-Aviv : « Nous ne voulons pas que Moubarak tombe ! »
La mobilisation anti-Moubarak en Egypte n’a pas empêché certains citoyens israéliens d’affirmer leur solidarité avec Hosni. Ce homme était souvent impliqué dans les négociations entre ISRAEL et les palestiniens. On lui attribue des positions pro israéliennes dans le conflit israélo-palestinien.
Ses prises de positions pragmatiques sont largement impopulaires et lui attirent régulièrement la condamnation de milieux religieux musulmans à l’instar de la condamnation d’une centaine d’oulémas en janvier 2009 qui le taxent d’hérésie.
Défiant envers le Hamas qui, à la différence du Fatah, refuse de signer le plan de réconciliation inter palestinien négocié par l’Égypte, le régime égyptien entreprend, en janvier 2010, la construction d’une barrière métallique souterraine afin de réduire le flot des produits de contrebande acheminés par tunnels vers la bande de Gaza, dans ce que certains analystes décrivent comme l’un des éléments d’une opération plus vaste orchestrée de concert avec les États-Unis et Israël.
Néanmoins, Hosni Moubarak est surpris par de violentes manifestations hostiles à son pouvoir qui éclatent en Égypte fin janvier 2011. Ces manifestations se déroulent suite à la Révolution tunisienne. Le 28 janvier 2011, il décide de limoger le gouvernement, mais ne démissionne pas. Les manifestants jugent cette décision insuffisante, déclarant que des élections équitables devraient être mises en place, et les gouvernements occidentaux réclament plus de liberté et de réformes économiques, politiques et sociales visant à améliorer le bien-être de la population égyptienne. Le lendemain de l’annonce de la démission de son gouvernement, il désigne le général Ahmed Chafic, chef d’état-major de l’armée de l’air, au poste de premier ministre et nomme Omar Souleymane, chef des services de renseignements, premier vice-président d’Égypte.
En effet après Moubarak, il y’a une crainte que les islamistes vont s’emparer du pouvoir et Israël va se retrouver une nouvelle fois encerclée. De toute façon on ne fera pas l’économie d’une guerre malheureusement. Le problème de l’après Moubarak se pose d’une façon dangereuse pour Israël et l’inconnu de la situation sur le terrain doit faire turbiner les cerveaux des politiques comme ceux des stratèges. Personne ne peut dire comment va se produire l’après Moubarak et si son un autre homme sera capable de faire front aux islamistes de tous bords et de reprendre les rennes du Pouvoir.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël voulait préserver la paix avec l’Egypte ainsi que « la stabilité et la sécurité régionale », en réaction à la vague de manifestations mettant en péril le régime du président Hosni Moubarak.
« La paix avec l’Egypte dure depuis plus de trois décennies. Notre objectif est que cela continue », a déclaré M. Netanyahu aux journalistes à l’ouverture du conseil des ministres hebdomadaire. « Nos efforts portent sur la préservation de la stabilité et la sécurité dans la région », a-t-il souligné.
« Nous suivons avec une grande attention ce qui se passe (en Egypte) et j’en ai parlé hier avec le président (américain) Barack Obama et la secrétaire d’État Hillary Clinton », a ajouté le Premier ministre israélien.
Ce n’est pas seulement les israéliens qui sont pro-Moubarak. Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, a exprimé son soutien public au président égyptien Hosni Moubarak et à son pays, renvoyant dans les cordes ceux qui incitent à la fitna (chaos) et aux violences pour altérer la sécurité du pays des Pharaons. Le roi saoudien, actuellement en visite au Maroc, « a téléphoné à Moubarak samedi matin pour lui apporter tout son soutien », explique l’Agence de Presse Saoudienne.
« Le roi a condamné l’exploitation de l’opinion publique égyptienne face aux actes de vandalisme et au pillage des boutiques et des stations essence, semant le chaos à travers tout le pays. »
Abdallah a continué en affirmant que les gens « ont été exploitées pour vomir leur haine dans la destruction, l’intimidation, les incendies, les pillages, et l’incitation à la malveillance ». « L’Arabie saoudite », a-t-il ajouté, « est de tout son cœur et toute sa conviction avec le Gouvernement d’Égypte et tout le peuple d’Égypte. »
Ftouh Souhail, Tunis
