En réaction à mon message précèdent sur le sujet,leJuriste international, David Ruzié de Paris me fait remarquer ce qui suit :
« Si sur le plan juridique vous avez parfaitement raison,en revanche, sur le plan politique, toute comparaison avec l’Alsace Lorraine manque de pertinence.
La France a recouvré sa souveraineté sur l’Alsace-Lorraine, tandis que le statut juridique de Jérusalem au regard du droit international reste à définir…..
Même si le projet de « corpus separatum » pour Jérusalem envisagé par la résolution 181 de 1947 peut être considéré comme tombé en désuétude, il n’en est pas de même de l’idée d’un partage (ce qui ne signifie pas 50/50) de la ville. »
Au sujet de ce « statut juridique de Jérusalem », ceux qui comme moi ne sont pas juristes sont en droit de se demander comment les faits suivants peuvent avoir une quelconque influence sur cette question :
1 Depuis la nuit des temps Jérusalem a toujours eu une population majoritairement juive.
Voilà ce qu’affirme par exemple le géographe et orientaliste hollandais Hadriani Relandi dans son ouvrage en latin : « PALESTINA » où il relate sa visite d’étude en Palestine en 1695 : .
« C’est un pays quasiment dépeuplé où la population, en majorité juive avec une minorité chrétienne, habitait les villes de Jérusalem, Akko, Safed, Jaffa, Tibériade et Gaza, les Musulmans constituant une infime minorité pour la plupart des bédouins nomades.
…. Jérusalem, compte plus de 5000 habitants, quasi-tous Juifs, les autres, Chrétiens. Relandi y évoque à peine quelques familles musulmanes isolées, d’ouvriers temporaires. »
2. La Société des Nations, source de la légitimité internationale avant la création de l’ONU, décida en avril 1920, de destiner la Palestine (avec évidemment Jérusalem en son centre ) à la création d’un Foyer National Juif “compte tenu des liens historiques du peuple juif avec la Palestine “.
3 Comme l’affirme Ruzié lui même le projet de « corpus separatum » pour Jérusalem envisagé par la résolution 181 de 1947 peut être considéré comme tombé en désuétude.
4.La conquête de Jérusalem-Est par les Jordaniens en 1948 (dans le cadre de l’offensive arabe pour anéantir l’Etat d’Israël qui venait de naître ) n’a été reconnu que par l’Angleterre et le Pakistan ,le reste de la famille des Nations n’octroyant aucune légitimité à cette conquête.
5.A la suite de l’attaque jordanienne à partir ,entre autres,de Jérusalem-Est contre Israël en 1967 ,Israël dans le cadre d’une légitime défense a reconquis Jérusalem-Est et a réunifié les deux parties de Jérusalem en une seule ville qu’elle dirige depuis sous l’autorité d’une Municipalité élue par tous ses habitants juifs et Arabes et dépendant du Ministère israélien de l’intérieur.
Dans ces conditions comment expliquer que les logements construits par les Arabes à Jérusalem-Est et autorisés par la Municipalité de Jérusalem ne sont pas « illégales au regard du droit international » alors que si ils sont construits par des Juifs, toujours avec l’autorisation de la Municipalité, ils sont « condamnables et illégales au regard du droit international » ?
Cela ressemble à quoi ?
Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info