Dans un communiqué de presse du 10 janvier dernier, le Ministère français des affaires étrangères déclare entre autres :
« La France condamne vivement la démolition de l’hôtel Shepherd, à Jérusalem-Est, en vue de la construction d’une nouvelle colonie….Les colonies, y compris celles de Jérusalem-Est, sont illégales au regard du droit international et constituent un obstacle à la paix…. »
Il faut rappeler que l’hôtel Sheperd, a été construit dans les années 1930 pour le Grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin el Husseini ,oncle d’Arafat, allié de Hittler et créateur de la division SS musulmane Handschar.
Il a été en effet dernièrement détruit pour la construction de nouveaux logements Ce lieu, situé dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, a été acheté en 1985 par le millionnaire américain Irving Moskowitz précisément dans ce but.
En quoi ceci est-il condamnable sur le plan juridique ?
Pour ce qui est de l’aspect politique de cette condamnation, on ne peut s’empêcher de faire un certain parallèle entre l’Alsace-Lorraine qui deviendra allemande après la capitulation française de 1870 et Jérusalem-Est de laquelle les Juifs furent chassés à la suite de leur capitulation devant la conquête Jordanienne en 1948 .
La question qu’on est tenté de poser au Quai d’Orsay est la suivante : Pourquoi les constructions de logements par les Français en Alsace-Lorraine après leur retour dans cette région en 1918, (suivi de l’expulsion d’environ 110.000 habitants d’origine allemande), ne sont pas considérés comme des « colonies illégales au regard du droit international » alors qu’il qualifie comme tel ceux construits par les Israéliens à leur retour à Jérusalem-Est depuis 1967 ?
Z.T.
Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
www.zvitenney.info
