Le gouverneur de la Banque d’Israël a déclaré, lors d’une conférence ce lundi , 31 janvier 2011 , à l’Institut de la Sécurité Nationale, que « l’économie israélienne est suffisamment solide pour faire face aux crises égyptiennes et libanaises et aux menaces iraniennes ».

Fischer a ajouté : « Depuis mon arrivée, il y a cinq ans, aux fonctions que j’occupe, nous avons réussi à faire face à de nombreux changements, comme la maladie d’Ariel Sharon, la deuxième guerre du Liban, la victoire du Hamas aux élections et la crise économique mondiale dont nous sommes plutôt mieux sortis que les autres pays ».

L’économie israélienne est doté d’un système capitaliste moderne d’un pays jeune et se caractérise par un secteur économique solide qui inspire confiance aux investisseurs. L’économie israélienne est en bonne posture grâce aux réformes gouvernementales du début de la décennie : déficit budgétaire réduit, balance des paiements excédentaire et surtout système bancaire sain.

La bonne santé économique d’Israël malgré l’instabilité politique chronique liée au conflit avec les Palestiniens est liée à la politique des gouvernements successifs qui ont mené ces dix dernières années des politiques macroéconomiques solides et stables qui ont permis à l’économie israélienne d’inspirer confiance aux investisseurs. Certes l’économie de ce pays était affectée par les événements politiques, comme la seconde Intifada qui a eu des conséquences négatives sur le marché. Mais les Israéliens sont plus habitués que la plupart des autres pays à vivre dans un contexte instable.

M. Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque d’Israël a joué aussi un rôle central dans stabilité économique de son pays et c’est en parti grâce à lui que l’économie israélienne se porte très bien.

Stanley Fischer, 66 ans, qui a la double nationalité américaine et israélienne, a été nommé à la tête de la Banque d’Israël en 2005 par le ministre des Finances de l’époque et Premier ministre actuel, Benyamin Nétanyahou. Professeur d’économie au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, avant de devenir numéro 2 du Fonds monétaire international (FMI) de 1994 à 2001, puis vice-président de Citigroup, il plaide activement la cause d’Israël auprès de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique) qui a accepté en mai 2010 la candidature de l’Etat hébreu.

En 2009, celle-ci a été de 0,5% (+ 4,4% au quatrième trimestre) et les prévisions pour 2010 sont optimistes : 3,5% de hausse du PIB prévue, soit un quasi retour à la situation d’avant la crise (4% de croissance en 2008).Fisher est donc applaudi par les économistes israéliens pour sa gestion pendant cette période.

Avant même le début de la crise, l’économie israélienne a très vite baissé les taux d’intérêt. Ce qui est spécifique à Israël, c’est l’intervention massive de la banque centrale sur le marché des devises. Israel a commencé à agir très tôt, dès mars 2008, pour se préparer à une récession et le shekel qui ne cessait de s’apprécier.Car pour une économie ouverte comme cette en Israel, aussi dépendante des exportations, entrer dans une récession avec une monnaie forte c’était aller à la catastrophe. Début 2009, le taux de change du dollar est revenu à des niveaux normaux. Cette intervention massive sur le marché des devises était en rupture avec la politique de libre fluctuation des changes adoptée depuis dix ans par Israël.

Ftouh Souhail

0 0 votes
Évaluation de l'article