L’armée égyptienne est intervenue jeudi matin pour procéder à des arrestations après les violences provoquées par des partisans d’Hosni Moubarak sur la place Tahrir qui ont fait 7 morts et 635 blessés, selon un dernier bilan provisoire. Des véhicules militaires se sont déployés sur la place occupée depuis 10 jours par des manifestants pris pour cible par des coups de feu tirés par des supporters du président égyptien.

Des partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont franchi le cordon formé par l’armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire. Les deux camps se sont jetés des pierres après une brève pause après que l’armée a formé un cordon s’interposant entre partisans du président et opposants, empêchant les anti-Moubarak d’avancer. La bataille s’est alors déplacée vers une ruelle voisine où les partisans du régime ont jeté des cocktails Molotov alors que des coups de feu étaient entendus.

Selon la chaîne télévisée Al Arabya, 4 personnes auraient été tuées dans les affrontements de la nuit, place Tahrir, au Caire, et 13 autres auraient été blessées à la suite de tirs par armes à feu de partisans du président égyptien Hosni Moubarak.

Selon l’opposition égyptienne, 120 manifestants pro-Moubarak auraient été arrêtés, dont un certain nombre de policiers en civil impliqués dans les violences qui ont fait sept morts, cette nuit, au Caire. Les suspects ont été remis aux militaires stationnés dans le secteur de la place Tahrir.

Des reporters étrangers postés autour de la place Tahrir au Caire font état d’échanges de tirs nourris. Ces reporters ont été priés de quitter leur poste autour de la place.

D’autre part le journaliste belge Serge Dumont, de son vrai nom Maurice Sarfatti, correspondant au Moyen-Orient des journaux Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève) et la Voix du Nord (France), a été molesté, tabassé, puis emmené par des personnes non identifiées en civil alors qu’il était en reportage dans le quartier populaire Choubra, au centre du Caire.

Stationné à Jérusalem, ce correspondant au Moyen-Orient des journaux Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève) et la Voix du Nord (France), a été molesté, tabassé, puis emmené par des personnes non identifiées en civil mercredi midi, alors qu’il était en reportage dans le quartier populaire Choubra, au centre du Caire. Selon des informations fournies sur son téléphone mobile, Serge Dumont a été emmené auprès d’un poste militaire, où il s’est entendu accuser d’espionnage, puis annoncer qu’il allait être transféré vers des services de sécurité.

Serge Dumont couvrait une manifestation pro-Moubarak dans le quartier Choubra. Fidèle à la ligne rédactionnelle du Soir, Serge Dumont est connu pour ses articles très hostiles à Israël. Il est apprécié par le site France Palestine Solidarité qui diffuse plusieurs de ses articles et sur lequel il pourra certainement compter pour le faire libérer…

Ftouh Souhail

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