Moche Bashar, vice-président de Israel Electric Corporation, a annoncé ce dimanche qu’il n’y avait pas d’inquiétude à avoir concernant l’approvisionnement des foyers israélien en gaz malgré l’explosion d’un gazoduc la semaine dernière en Egypte. Ce dernier servait à acheminer du gaz naturel vers l’Etat juif.
Il a assuré qu’Israël possédait des sources d’énergies alternatives à celle du gaz égyptien. En revanche, il a ajouté craindre une hausse des prix à moyen terme jusqu’en 2013, année où le gaz du champ Tamar commencera à être livré.
Israël a interrompu pour les prochains jours ses importations de gaz égyptien, qui constituent 40% de sa consommation, après l’attaque samedi d’un gazoduc égyptien à El-Arish dans le Sinaï. Bien que la portion touchée assurait le transfert vers la Jordanie, Israël a décidé de suspendre son approvisionnement en gaz égyptien, par mesure de sécurité, afin de permettre au système de canalisations égyptiennes de se refroidir.
Israël tente d’accélérer la mise en place d’un dispositif lui permettant de diversifier son approvisionnement en gaz naturel, après un attentat à l’explosif en Egypte contre un gazoduc, rapportaient dimanche les médias locaux.
Le ministère israélien des Infrastructures doit lancer incessamment un appel d’offres pour la construction d’une plateforme flottante au large de Hadera (nord d’Israël), capable de réceptionner du gaz liquide puis de l’injecter dans le réseau national.
La réalisation de ce projet devrait être achevée d’ici fin 2012 et son coût est évalué à 300 millions de dollars, selon les médias.
Le gaz égyptien représente 40% de l’approvisionnement de l’Etat hébreu en gaz naturel, et 15% de sa consommation énergétique toutes sources confondues. « Mais il n’y aura pas de difficultés pour l’alimentation en électricité de la population israélienne car un dispositif de sources d’énergie alternatives est prévu », a assuré un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Ftouh Souhail & AFP
