Le Premier ministre polonais Donald Tusk et son homologue Binyamin Netanyahou
Depuis la fin du communisme, les relations diplomatiques polono-israéliennes se sont rétablies, jetant les bases d’un rapprochement. Aujourd’hui les relations deviennent intenses et stratégiques.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk était jeudi, 24 février 2011, à Jérusalem pour un conseil des ministres conjoints avec son homologue Binyamin Netanyahu. Il a affirmé au cours de la séance : « On ne peut prétendre que la politique de l’Iran est normale et qu’un terroriste est un combattant de la liberté ».
La Pologne « n’est pas prête à feindre face à ceux qui tentent de nier l’existence d’Israël », a-t-il ajouté.
Le premier ministre Donald Tusk revient à peine d’Israël où il a appelé à un développement des relations entre Jérusalem et Varsovie.
Le Premier ministre Donald Tusk a déclaré jeudi à Jérusalem qui, avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont des vues identiques sur la façon de prendre soin de la réputation politique et historique de la langue polonaise et israélienne.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef de ministre du gouvernement israélien a dit s’être entretenu avec lui à propos de « ce qu’on pourrait appeler l’intérêt commun polonais et israéliens sur la réputation de nos deux pays -. Politique, historique ».
«Nous sommes ici avec le Premier ministre Netanyahu une vision commune, je dirais la même chose, les tâches auxquels sont confrontés nos deux pays à cet égard » – at-il ajouté.
Donald Tusk a loué « l’excellente collaboration entre les services de sécurité des deux pays » et a parlé de manière très claire en faveur d’Israël : « Nous nous opposons de la manière la plus ferme aux mensonges et aux silences complices qui contribuent à délégitimer Israël ». Concernant l’Iran, il a déclaré « qu’il est impossible de dire que ce pays est normal ni que des terroristes sont des combattants de la liberté ».
Donald Tusk a reconnu « l’aspect particulier et délicat des relation israélo-polonaises ». Tusk a promis de s’occuper de la restitution des biens perdus par les Juifs pendant et après la Seconde Guerre mon¬diale, proposant un système de réparations financières.
Ce dernier a tenu à emmener avec lui Vladislav Bartozovsky, ancien chef de la diplomatie, nommé « Juste des nations » par « Yad Vashem » et décoré en 1991 par Israël du titre de « Citoyen d’Honneur ». Bertozovsky, ancien résistant, est un rescapé du camp d’Auschwitz et fut pendant la guerre parmi les fondateurs du « Conseil polonais pour l’Aide aux Juifs ». Après la guerre, il continua à œuvrer en faveur de la mémoire juive et il contribua à la création du Mémorial de la Shoah à Auschwitz.
Trois millions et demi de Juifs vivaient en Pologne avant l’occupation allemande de 1939, dont plusieurs centaines de milliers à Varsovie, où ils représentaient 40 % de la population. Ils allaient être 500 000 à être parqués derrière un mur délimitant les contours du ghetto à partir de 1940, dans des conditions de vie dépassant l’entendement humain, avant d’être presque tous envoyés dans les camps d’extermination. Un anéantissement culturel et humain dont la Pologne communiste a voulu éluder la mémoire, entretenant au contraire un climat d’antisémitisme rampant qui allait culminer en 1968.
Avec la Troisième République de Pologne le choses ont changés. En 1997 la droite revient au pouvoir et Jerzy Buzek (aujourd’hui président du Parlement européen) devient président du Conseil. Cette année-là voit l’adoption de la Constitution définitive instituant la Troisième République. Cette période permet à la Pologne d’intégrer, et ce depuis 1999, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
En 2004, la Pologne devient membre de l’Union européenne ; Le rôle croissant de la Pologne au sein de l’UE est aujourd’hui confirmé. La Pologne va prendre d’ici quatre mois la présidence tournante de l’Union européenne.
Le premier ministre Donald Tusk a déclaré ce jeudi à ses interlocuteurs israéliens « qu’ils pouvaient compter sur lui pour défendre la position d’Israël auprès des pays de l’Union ».
Sous la présidence polonaise, la position d’Israël a quelques chances de se voir mieux défendue. La Pologne est un véritable ami d’Israel.
Binyamin Netanyahu a exprimé son souhait « que sous la présidence polonaise, les relations économiques entre Israël et l’UE se verront encore rehaussées », car depuis quelques années, l’UE exerce un chantage politique et économique envers Israël, et conditionne l’amélioration de ses relations économiques et commerciales avec l’Etat juif « à l’avancée du processus de paix »
Parmi les accords signés entre les deux dirigeants, l’augmentation des rencontres entre jeunes israéliens et polonais lors des visites dans le camp d’Auschwitz-Birkenau.
Qui aurait dit il y a 60 ans que les relations entre les juifs et les polonais seraient bonnes? Un jour si D.ieu il en sera ainsi avec les arabes.
Ftouh Souhail

