On vient d’apprendre ce Jeudi 20 janvier 2011 le décès de Madame Sonia Pérès, l’épouse du président Shimon Pérès, à l’âge de 87 ans.

Le président Shimon Pérès est arrivé au domicile de son épouse Sonia, à son domicile de Ramat Aviv (banlieue bourgeoise de Tel-Aviv).C’est son petit-fils qui l’a retrouvée morte, gisant dans son lit. Le couple Shimon et Sonia Pérès vivaient séparément depuis plusieurs années.Elle se serait éteinte dans son sommeil, selon l’annonce faite à la radio par son gendre le professeur Rafi Walden. Elle souffrait d’une déficience cardiaque après avait subi une attaque il y a vingt ans.

Haute figure de la vie politique israélienne et prix Nobel de la paix, Shimon Pérès est président de l’Etat hébreu depuis 2007, une fonction essentiellement honorifique et représentative.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a présenté ses condoléances au président Shimon Pérès pour le décès de son épouse Sonia. Il a loué ses qualités de « dame discrète et droite, qui a beaucoup œuvré, dans la plus grande discrétion, pour aider les défavorisés ».

Faisant part de son profond regret pour le décès de Sonia Pérès, le ministre de la Défense Ehoud Barak a déclaré que l’épouse du président de l’Etat était le « symbole de la simplicité, de la réserve et de l’amour du prochain ». Elle a œuvré toute sa vie en faveur des défavorisés, a-t-il souligné.

Née en Ukraine en 1923, elle s’est installée avec sa famille 4 ans plus tard en Israël – à l’époque encore Palestine sous mandat britannique – dans le village de Ben Shemen, où elle rencontrera Shimon Peres. Elle s’engage dans l’armée britannique pendant la Seconde guerre mondiale et fut envoyée en Égypte, où les forces anglaises combattaient les nazis ; elle servit comme infirmière et chauffeur de camion. C’est à son retour en 1945 qu’elle épousa Shimon Peres, ils eurent trois enfants.

Ensemble, ils fondent, en Galilée, le kibboutz Aloumot (une communauté agricole inspirée du mouvement sioniste et des idées du socialisme associatif) et y élèvent leurs trois enfants: une fille, Himara (Tziki) Walden-Peres, aujourd’hui linguiste, et deux fils, Yonatan et Nehemia, actuel président de Pitango, une importante société israélienne de capital risque.

De cette grande femme au regard sombre et à la classe naturelle, on ne sait presque rien, si ce n’est son peu de goût pour l’actualité qui l’a toujours tenue à l’écart des projecteurs. Sonia Perez est toujours restée éloignée des fonctions publiques de son mari.

Les médias, les manifestations publiques, le protocole, elle détestait ça, Sonya! Au point que lors de la nomination de son mari à la tête de l’Etat hébreu en 2007, (une fonction essentiellement honorifique et représentative), elle avait choisi de ne pas s’installer avec lui à Jérusalem.

Elle était d’ailleurs opposée à son acceptation du rôle de Président de l’État d’Israël et ne vint jamais à la « Maison du Président » à Jérusalem, préférant son appartement du centre du pays.

Haute figure de la vie politique et prix Nobel de la paix, Shimon Peres avait respecté le souhait de sa moitié et certains disaient même le couple présidentielle séparé.

Considérablement affaiblie depuis une vingtaine d’année par un infarctus, Sonya souffrait d’une déficience cardiaque qui l’obligeait à limiter ses efforts. Mais c’est toujours avec un plaisir immense qu’elle accueillait sa famille, ses huit petits-enfants et ses deux arrières petits-enfants.

Shimon et Sonia Peres furent mariés pendant 67 ans. Lors de son discours d’investiture, Shimon fit référence à sa femme, « l’amour de ma vie ».

Ftouh Souhail

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