Tsahal va procéder ce mercredi matin à des exercices de défense aérienne dans les communautés de Eilot, Eilat, Mekorot, Elifaz, Be’er Ora, Grofit, Yahel, Yotvata, Lotan, Neve Harif, Samar, Ketora, et Shaharut. Les sirènes d’alarmes retentiront donc dans ces localités.
Israël s’est engagé, dans le développement d’un système de défense antimissile pour se doter de l’intercepteur dont il avait besoin pour protéger ses bases militaires et ses centres de population contre des attaques de missiles à courte et moyenne portée. Ce système a toujours besoin des exercices de défense pour se perfectionner, si jamais les tirs du Hamas ou du Hezbollah reprenaient.
Les services de renseignements israéliens estiment que les islamistes palestiniens du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza, disposent de plusieurs milliers de roquettes artisanales, tandis que l’arsenal du Hezbollah au Liban comprendrait plus de 40.000 engins de type Katioucha.
Depuis des années, les militaires israéliens cherchaient à faire face.
Après plusieurs dizaines de tests réussis, le système «Dôme de fer» a été déclaré bon pour le service. Équipé d’un radar perfectionné, il est capable de choisir sa cible et de viser uniquement les roquettes se dirigeant vers des zones habitées ou des installations «stratégiques» telles des centrales électriques ou des raffineries. Autre avantage: «Le système est mobile et peut être déplacé facilement d’un front à l’autre», assure Eytan Eshel, responsable des projets de recherches et de développement du ministère de la Défense.
Israël va donc disposer d’une parade anti-roquettes pour protéger la population civile, son point faible en cas de guerre. Deux batteries d’un nouveau système d’interception surnommé «Dôme de fer» présenté comme «unique en son genre» sont déjà opérationnelles depuis novembre 2010. Cet équipement, mis au point par Rafael, une entreprise publique d’armement, est censé intercepter et détruire en vol les roquettes tirées à partir de la bande de Gaza et du sud du Liban. Une menace qui pèse en permanence.
Matan Vilnaï, le vice-ministre de la Défense, reste toutefois prudent en soulignant qu’il ne s’agit pas d’une arme absolue. «100% de succès, cela n’existe pas en matière d’interception, 80% de réussites constituerait un très bon résultat», affirme cet ancien général. Autre «problème»: le système n’est pas assez rapide pour neutraliser des roquettes ou obus de mortier tirés à moins d’une distance de 4,5 km. Or, plusieurs localités du sud d’Israël se trouvent à moins de 4,5 km de la bande de Gaza. Résultat, le gouvernement va devoir financer la protection avec des toits renforcés en béton notamment des habitations et des bâtiments publics situés dans les zones vulnérables.
Ftouh Souhail

