Le ministre du Tourisme Stas Meseznikov a dénoncé jeudi 21 Octobre les appels des responsables palestiniens de boycotter la conférence internationale sur le tourisme qui s’est ouverte jeudi à Jérusalem, affirmant que cette mesure portait atteinte aux Palestiniens eux-mêmes, dans la mesure où cette conférence est destinée à promouvoir le tourisme dans la région.
La conférence de l’OCDE sur le tourisme s’est ouverte mercredi à Jérusalem, a suscité les protestations des Palestiniens et des pays arabes contestant le choix « provocateur » de la Ville sainte pour sa tenue.
Cette conférence de l’OCDE est première organisée en Israël depuis la récente accession de ce pays à l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Elle s’est ouverte au Palais de la Nation à Jérusalem-Ouest, secteur israélien depuis l’indépedence de l’Etat hébreu, en 1948, et doit durer trois jours.
L’Autorité palestinienne (AP) a multiplié ces derniers jours les cries au boycottage de la conférence de l’OCDE, estimant qu’elle cautionnait l’annexion par Israël de la partie orientale de Jérusalem, à majorité arabe, à la suite de la Guerre des Six jours en juin 1967.
Les appels lancés par les Palestiniens pour au boycottage de la conférence de l’OCDE sont restées vaines. Malgré les cris des palestiniens, Jérusalem a acceuille la Conférence sur le tourisme de l’OCDE. Les incessantes références palestiniennes à l’occupation visent surtout à délégitimer Israël. Ceci étant dit, l’Autorité Palestinienne (AP), quoi qu’elle pense et dise, ne peut contester la tenue de cette la conférence à la capitale juive .En plus L’accord d’armistice de 1949 entre Israël et la Jordanie ne fixe pas de frontières définitives entre les parties, mais seulement les lignes de démarcation militaire, à l’issue du conflit de 1948. Les droits des juifs sur cette la ville ont été garantis au niveau international.
Les perdants ce sont d’abord et avant tout les palestiniens dans la mesure ou leurs appels hystériques du boycottage portaient atteinte à eux-mêmes, puisque des milliers de travaileurs palestiniens travaillent dans le secteur du tourisme.
Les palestiniens doivent redouter en premier lieu ce boycottage. L’économie palestinienne est avant tout dépendante de l’évolution du processus de paix au Proche-Orient .80% des échanges extérieurs et du déficit sont réalisés avec Israël.
Le conflit israélo-palestinien nuit à l’économie des palestniens. La situation du chomage dans les territoires palestiniens varie au gré des situations de guerre ou de paix avec leurs voisins juifs. Par exemple, à la suite des deux dernières Intifada (en 1987 et 2000), la violence a plongé les palestiniens dans le déssaroi et le chomage qui durera près de dix ans (1).
Récemment, l’opération « Plomb durci » dans la bande de Gaza a anéantit l’activité économique, dans la bande islamiste. En revanche, les années de calme régional (comme 1995-1998) ont connu une forte croissance économique.
Le tourisme étranger est un des secteurs qui souffre le plus des contraintes imposées par le conflit régional. Même en période de calme relatif, les touristes étrangers hésitent à passer leurs vacances dans la région. Un règlement du conflit permettrait d’attirer deux à trois fois plus de visiteurs étrangers. Et on sait que le tourisme constitue un moteur pour l’économie palestinienne : il emploie des milliers de salariés, fait vivre de nombreuses familles et rapportent de précieuses devises aux caisses de L’Autorité palestinienne (AP).
On estime que près d’e cinq cent milles de touristes ont visité les territoires palestiniens en 2009, générant approximativement 220 millions d’US$ de recettes. La contribution du secteur du tourisme à l’économie nationale palestinienne est supérieure à celle des secteurs industriels ou agricoles.
Tout boycott de l’Etat Hébreu porte atteinte directement aux Palestiniens .L’économie palestinienne est encore dépendante de l’emploi en Israël. Les ouvriers palestiniens qui travaillent en Israël ont longtemps représenté la principale source de main d’œuvre .L’emploi des Palestiniens en Israël a connu de grandes fluctuations: si au début des années 90, on comptait 120.000 ouvriers palestiniens qui venaient travailler quotidiennement en Israël, ils n’étaient plus que 20.000 en 2010. Entre-temps, les employeurs israéliens les ont remplacés par la main d’œuvre étrangère, thaïlandaise ou chinoise.
Aujourd’hui, les salaires que les ouvriers palestiniens perçoivent de leur travail en Israël se montent à 200 millions de dollars par an. Autrement dit en boycottant Israel, on prive directement les Palestiniens de leur emploi en Israël et à moyen terme le futur état palestinien subira un manque à gagner supérieur aux pertes causées aux employeurs israéliens.
Mr Stas Meseznikov, le ministre israélien du Tourisme, a raison donc de dénoncer ces appels des responsables palestiniens pour le boycott de la conférence internationale sur le tourisme puisque cette mesure portait atteinte aux Palestiniens eux-mêmes. A moins que les palestiniens veulent toujours vivre de la charité internationale !
Ftouh Souhail, Tunis
(1) A la suite de la Seconde Intifada le taux de chômage a fortement augmenté, passant de 11 % à 23 % de la population active du fait d’une réduction drastique du nombre de travailleurs palestiniens autorisés à travailler en Israël : ils étaient 116 000 en 1992 (soit 34 % du nombre total de travailleurs palestiniens) contre 29 500 en 1995. De plus l’augmentation de l’offre d’emploi dans les territoires est restée faible. Depuis, la situation de l’emploi s’est améliorée, du fait notamment de la baisse en 1998 du nombre de jours de bouclage des territoires : 14,5 jours dans l’année, soit quatre fois moins qu’en 1997. 44 000 travailleurs palestiniens (en moyenne) ont ainsi pu entrer en Israël chaque mois avec un permis de travail, contre 38 000 en 1997. La principale conséquence économique de l’Intifada aura été la perte des emplois palestiniens en Israël. En 1999, l’année qui précéda le déclenchement de l’Intifada, 135 000 Palestiniens étaient employés à l’intérieur d’Israël. Leurs salaires représentaient 888 millions de dollars dans l’année, soit 16% du Revenu national brut des territoires.
