Au terme d’un débat houleux, le groupe parlementaire Likoud a voté lundi, 24 janvier 2011, à grande majorité, pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’origine du financement des organisations d’extrême gauche en Israël. Se sont opposés à cette décision : les ministres Benny Begin et Dan Meridor.

Le parti politique Israël Beitenou est à l’initiative de cette demande officielle de création d’une enquête parlementaire sur le financement des organisations israéliennes accusées de travailler pour faire arrêter les soldats de Tsahal quand ils voyagent à l’étranger.
La très grande majorité des membres de la Knesset soutient l’initiative. Tous se rendent bien compte qu’être “de gauche” ne signifie pas nécessairement trahir son pays pour récolter des financements de pays arabes et de l’Union Européenne.

Fania Kirshenbaum (membre d’Israël Beitenou) a expliqué que le comité sera chargé, entre autres, d’identifier les sources de financement de ces organisations qui se prétendent “de défense des Droits de l’Homme” mais qui ne font que critiquer Israël et qui ont été prises à plusieurs reprises en flagrant délit de mensonge.

La Knesset a déja voté, en lecture préliminaire, en faveur d’un projet de loi sur le contrôle du financement d’Ong israéliennes, en particulier celles spécialisées dans la dénonciation de soldats de Tsahal sur des listes de « criminels de guerre ». La députée Fania Kirschenbaum a déclaré que « les ONG israéliennes qui aidaient à monter ces dossiers affaiblissaient la position d’Israël dans le monde ». Elle a notamment cité le groupe B’Tselem, Breaking the Silence, et Machsom Watch.

Ces organisations fournissent des documents à la commission Goldstone et sont à l’origine de l’inculpation d’officiers et de responsables israéliens à travers le monde. Ils sont responsables du fait que les soldats de Tsahal sont vus comme des criminels de guerre et ils encouragent les jeunes à ne pas faire leur service militaire.

Toutes ces associations partagent les mêmes méthodes de fonctionnement : il s’agit d’associations de taille réduite, qui emploient un très petit nombre de militants, ayant pour activité de « dévoiler les crimes de Tsahal » dont elles abreuvent constamment les médias. . Chaque association se spécialise dans un domaine particulier, et leur nombre donne l’illusion d’une activité internationale importante. En réalité, il s’agit d’un tout petit nombre de militants qui appartiennent presque tous à une frange radicale restreinte…

L’argent par contre, coule à flots : le financement de dizaines de millions de dollars annuel permet à ces associations de bénéficier d’une exposition médiatique et d’une influence considérable. En résumé, le New Israel Fund finance à coup de millions de dollars 16 associations israéliennes radicales, qui ont encouragé et apporté de l’eau au moulin de la commission Goldstone, à laquelle ils ont fourni la majorité des matériaux qui lui ont servi à incriminer Israël et Tsahal.

Le principal bailleur de fonds du New Israel Fund est la fondation Ford américaine, qui finance également des activités anti-israéliennes dans les pays arabes et à Gaza.

Ftouh Souhail

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