En raison des évènements qui se déroulent actuellement en Égypte, le ministère des Affaires étrangères a publié un message d’alerte aux Israéliens se trouvant en Égypte ou prévoyant de s’y rendre.
Le ministère déconseille les voyages dans ce pays et conseille aux Israéliens s’y trouvant de faire preuve de vigilance et de discrétion et les invite à rentrer dans les meilleurs délais.

Le comité de lutte antiterroriste a publié aussi un avertissement à l’attention des touristes israéliens, leur recommandant de ne pas se rendre en Egypte. Ces précautions doivent être prises, selon lui, en raison .

Les ressortissants israéliens en vacances en Egypte ont été priés de ne pas quitter leur hôtel ou leur lieu de résidence pour éviter tout endroit public où ils risqueraient d’être molestés.

Le cabinet du Premier ministre israélien a toujours privilégié une coopération anti-terroriste accrue avec Le Caire. Le gouvernement égyptien avait auparavant répondu aux demandes des autorités israéliennes en facilitant l’accès de la péninsule du Sinaï aux secouristes israéliens. Il avait également permis aux nombreux touristes israéliens –leur nombre est estimé à quelque 10 000, de séjourner dans les nombreuses stations balnéaires de la mer Rouge.

Les services de sécurité israéliens avaient toujours mis en garde les touristes contre tout séjour en Égypte estimant que les risques dans cette région étaient élevés.

L’économie de l’Égypte repose globalement sur quatre rentes régulières : le Nil, l’histoire, le canal de Suez et sa position géopolitique au Moyen-Orient. Le Nil est la première de ces rentes. Depuis toujours, et jusqu’à la construction du barrage d’Assou.

Israël observe avec inquiétude l’instabilité croissante chez son voisin égyptien Les stratèges israéliens « prient pour que l’agitation actuelle en Égypte s’apaise », confie l’analyste Gidi Grinstein, du Reut Institute. « L’environnement stratégique d’Israël est spectaculairement modifié par l’instabilité en Égypte. »
La révolte populaire en Égypte contre le président Hosni Moubarak, partenaire fiable quoique incommode, vient déstabiliser un peu plus l’environnement d’Israël.

L’Égypte, qui partage avec Israël une longue frontière, reste de loin le plus important partenaire de l’Etat juif au Moyen-Orient, où elle faisait figure d’îlot de stabilité.
Israël mise de longue date sur une normalisation avec les pays voisins, mais l’Egypte a longtemps été son seul partenaire – précisément depuis le traité de paix signé il y a 32 ans.

En privé, les dirigeants israéliens disent ne pas croire que Moubarak puisse être renversé par la rue, comme Zine ben Ali en Tunisie. Mais ils craignent que, en ce cas, son successeur, quel qu’il soit, ne soit moins bien disposé envers Israël.

Les Égyptiens ordinaires n’ont jamais eu beaucoup de sympathie pour leur voisin israélien. Et les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont annoncé qu’ils soumettraient à référendum l’accord de 1979 s’ils arrivaient au pouvoir.

« Si Moubarak tombe, Israël sera totalement isolé dans la région », prédit Alon Liel, ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères et ex-ambassadeur à Ankara.

La poignée de ministres qui ont évoqué publiquement la situation en Égypte se sont refusés à spéculer sur le sort de Moubarak.

Ftouh Souhail

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