Une délégation israélienne se rendra la semaine prochaine à Mexico pour participer au sommet international sur le climat. L’information a été rapportée par le journal « Haaretz ». Le ministre de la Protection de l’environnement, Guilad Erdan, conduira éventuellement cette délégation.

Après la déception du sommet de Copenhague, le Mexique est la nouvelle destination pour les négociations internationales sur le climat. Du 29 novembre au 10 décembre 2010 les nations doivent concrétiser leur lutte contre le changement climatique en signant un accord qui doit remplacer le protocole de Kyoto. Celui-ci expire en janvier 2013 et reste à ce jour le seul texte qui impose aux Etats riches de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique. Pendant ce temps, la température moyenne de la terre continue de grimper.

Après l’échec de Copenhague, les diplomates vont devoir prendre des décisions en vue de la conférence climat au Mexique. Les diplomates seront exposés à faire des choix qui seront décisifs pour l’avenir du climat. Les négociateurs devront par exemple définir si le changement de températures doit être limité à 1°C, à 1.5°C ou 2°C.

Également, les nations devront s’entendre sur le plafonnement ou non des émissions globales de GES et si ce plafond doit entrer en vigueur dès 2015. Le Sommet sur le climat devra aussi déterminer le niveau de baisse des émissions de 75 % ou plus de 80 % en 2050 pour les pays développés.

Malgré la relative modicité des ressources en hydrocarbures, Israel part avec une ambition énergétique prospective, où la rentabilité, la durabilité, la diversification des sources, l’intensification de l’investissement ainsi que la préservation de l’environnement faisant appel aux énergies renouvelables, sont les principales constantes.

Une ambition qui ne cesse de séduire, comme en témoigne, le nombre des entreprises israéliennes de renommées mondiales opérant dans le domaine, comme la société Veolia Environment Israel. Dirigée par Arnon Fishbain, Veolia Israel opère dans ce pays depuis seize ans. La société est une filiale du groupe français Veolia Environnement qui avec 336 000 salariés opère dans 103 pays et a généré 32,8 milliards d’euros de revenus en 2009.

Veolia Environment Israel est constitué de quatre divisions : Veolia Environmental Services ; Veolia Transport Israel ; Veolia Water qui possède la moitié de l’usine de désalinisation d’Ashkelon ; et Dalkia Energy & Services qui détient 20% d’Ofer Power Stations. Avec 1600 salariés, les revenus de la filiale israélienne sont estimés à 350 millions de dollars.

Il est intéressant de se pencher sur les applications utilisées actuellement en Israel en matiére de l’énergie solaire pour l’usage domestique, dans le secteur de l’agriculture mais aussi à l’échelle industrielle. L’utilisation de l’énergie solaire est inscrite dans l’histoire et le développement d’Israël.
Elle est une caractéristique importante dans ce pays dont la géographie lui est particulièrement favorable.

L’ancienneté du marché israélien dans le domaine du solaire est une expérience unique au monde qui a engendré de nombreuses entreprises produisant des systèmes solaires. De nombreuses recherches sont effectuées très activement dans les centres de recherche israéliens.

Dans le secteur des biotechnologies appliquées à l’environnement, l’Etat hébreu a acquis aussi une solide expérience dans des domaines tels que la dégradation biologique d’hydrocarbures ou l’utilisation de bactéries comme indicateur de pollution. D’autres axes s’avèrent particulièrement prometteurs tels que le contrôle biologique des maladies végétales, le traitement de l’eau ou l’étude de l’environnement marin. Des coopérations sont envisageables avec les laboratoires israéliens, déjà très ouverts sur l’international.

Israel œuvre pour que la protection de l’environnement soit une des composantes essentielles de la vie de demain, en concrétisation avec les objectifs des Nations Unis. La politique d’Israel en matière de protection de l’environnement a pour but de préserver l’équilibre écologique (air, eau, sol et bio-diversité), de sauvegarder les ressources naturelles et de lutter contre les diverses formes de pollution.

Ftouh Souhail, Tunis

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