Selon la responsable de la censure militaire, la colonelle Sima Ouaknin-Gil qui s’exprimait ce Mardi 23 novembre 2010 au congrès annuel des journalistes à Eilat, « il n’y a pas de démocratie où il existe encore une censure militaire. Pourtant la liberté d’expression est totale en Israël. Il n’y a jamais eu de journaliste israélien emprisonné dans ce pays ».
Alors que la majorité des états arabes ne protègent pas la liberté de la presse, Israël fournit en effet un environnement ouvert et dynamique qui encourage les médias à prospérer. Des enquêtes réalisées par des journalistes étrangers respectés et des organismes de recherche ont, à plusieurs reprises, confirmé qu’Israël était le seul pays au Moyen-Orient dont les normes de presse étaient comparables à celles des pays occidentaux.
En 2010, Freedom House (Maison de la liberté) a réalisé une étude qui a réaffirmé qu’Israël était le seul pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord à soutenir la liberté de la presse (1). L’organisation vient de publier son rapport annuel pour l’année 2010 sur la situation de la presse dans le Grand Maghreb, en confirmant que la Mauritanie est le seul pays où la presse jouit d’une certaine marge de liberté…
Selon l’ONG Freedom House, « Israël constitue une exception de liberté » et « les médias israéliens offrent un large éventail de points de vue idéologiques, politiques et culturels, et un fort esprit d’indépendance ».
Reporters Sans Frontières a aussi classé Israël 44e parmi 167 pays sur le plan de la liberté de la presse, la place la plus élevée de tout pays au Moyen-Orient. Israël a été classé avant les Etats-Unis, qui étaient sur la 48e place.
Reporters Sans Frontières, a publié le panorama des « 40 prédateurs de la liberté de la presse ». Cette liste comporte 40 noms, de dirigeants politiques, religieux, ou d’organisations terroristes, qui selon RSF mettent un frein au travail des journalistes, voire oppriment leur liberté d’expression.
Israël est souvent décrit comme « une nation de fanas de l’info». Les médias israéliens offrent un large éventail de points de vue idéologiques, politiques et culturels et un fort esprit d’indépendance. Au cours des vingt dernières années, le journalisme d’investigation s’est développé, la presse locale a explosé et la communauté des commentateurs intellectuels a explosée.
En termes de concentration de journalistes dans le monde Israël arrive deuxième juste après Washington, D.C.. Parmi les journalistes en Israël, on compte :
* 350 agences de presse étrangères ;
* 800 journalistes, caméramans et techniciens ;
* 1300 journalistes invités par an
Alors que la presse étrangère et les journalistes qui rapportent d’Israël sont protégés par le gouvernement israélien, les journalistes des pays arabes voisins d’Israel (Syrie, Liban, Autorité Palestinienne) font quotidiennement face à des restrictions, à l’intimidation, à la censure et aux menaces des gouvernements ou des groupes terroristes (Gaza).
Dans le milieu ouvert israélien, qui comprend Juifs, Musulmans, Chrétiens, Druzes, Circassiens et Bahaïs, la presse libre a toujours occupé une place essentielle. A cette fin, le Conseil de la presse israélienne applique un code d’éthique strict, qui comprend des directives sur le professionnalisme et l’intégrité des personnes.
En Israel , on trouve sept quotidiens privés, plus de 1000 périodiques et des centaines de journaux locaux dans plusieurs langues telles que l’hébreu, l’anglais, l’arabe, le russe, le français, l’amharique, le perse, le ladino et le yiddis. Différents médias d’information arabophones indépendants sont financés par le gouvernement israélien.
La liberté d’expression semble chose acquise depuis bien longtemps en Israel, puisqu’elle constitue l’une des libertés fondamentales énoncées depuis 1948. En Israel la profession journalistique est très respectée. Il n’y a jamais eu de journaliste israélien emprisonné dans l’histoire de ce pays.
On notera à ce propos que lorsque les journalistes palestiniens sont intimidés, c’est en Israel qu’ils trouvent refuge et n’ont pas dans les pays arabes.
Khaled Abu Toameh, le correspondent arabe palestiniens du Jérusalem Post et U.S. News and World Report pour la Judée Smarie et la Bande de Gaza est exemple. Son journalisme d´investigation, dont des documentaires produits pour la BBC, dévoile souvent les sujets controversés tels que la barbarie du Hamas, ou la corruption financière au sein de l´Autorité Palestinienne.
En bref, les israéliens sont -et seront- pour longtemps les Gardiens de la liberté de la presse au Proche –Orient (2).
Ftouh Souhail, Tunis
(1)Freedom House,“Freedom of the Press: Draft Country Reports and Ratings,” May 1, 2010. Les dix pays que Freedom House juge les pires en 2010 en matière de liberté de la presse sont le Bélarus, la Birmanie, Cuba, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, l’Iran, la Libye, la Corée du Nord, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Dans ces Etats, écrit l’ONG américaine, « les médias indépendants sont soit inexistants, soit à peine capables de fonctionner. La presse est le porte-parole du régime. L’accès des citoyens à une information impartiale est sévèrement limité, et la dissidence est écrasée par l’emprisonnement, la torture et d’autres formes de répression ».
(2) A noter ici que suite à notre question sur la chaine arabophone israélienne, qui à fait très plaisir à Mr Danny Ayalon il y’a quelques jours, on apprend qu’un coup d’accélérateur a été apporté au projet en question.
