Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas posera ce vendredi la première pierre de l’ambassade de Palestine à Brasilia, a annoncé le représentant palestinien Ibrahim Al-zeben.
M. Abbas doit participer samedi à l’investiture de la première femme présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui succède à Luiz Inacio Lula da Silva au pouvoir depuis 2003.
Début décembre, le Brésil, suivi par l’Argentine et la Bolivie, ont reconnu la Palestine comme “un État libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967?, c’est-à-dire les lignes d’avant la guerre israélo-arabe des Six Jours et l’occupation de la bande de Gaza et de la Judée Samarie. En Amérique latine, Cuba, le Nicaragua, le Costa Rica et le Venezuela ont déjà reconnu la Palestine comme État indépendant. L’Uruguay a annoncé qu’il ferait de même en 2011.
En Avril 2009, L’Autorité Palestinienne, bien que sans État, a aussi ouvert une représentation diplomatique à Caracas, marquant un rapprochement avec le Venezuela. Hugo Chavez est le leader le plus populaire dans les milieux terroristes palestiniens.
Mahmoud Abbas, alors qu’il n’a plus de mandat présidentiel , a déclaré que son gouvernement s’efforcera d’obtenir la reconnaissance internationale de l’État palestinien si les négociations, d’ors et déjà dans l’impasse, avec Israël échouent.
Début décembre 2010, Israël a jugé « regrettable » la décision de plusieurs pays d’Amérique latine (Brésil et Argentine) de reconnaître la « Palestine » « comme un État indépendant » tandis que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, faisait part de sa « fierté ».
« Cette décision regrettable ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Les actes de reconnaissance d’un État palestinien dans les « frontières de 1967 n’ont pas d’autre signification que l’expression d’une politique hostile à Israel. Ces actes de reconnaissance vont à l’encontre des déclarations du Conseil de sécurité des Nations Unies en 1967, en faveur de frontières librement négociées par les parties et d’un processus de paix soutenu internationalement ainsi que le promeut la résolution 242.
Les décisions votés en 1967 par le Brésil, l’Argentine et d’autres États, soutenant que les frontières devaient être le fruit d’un libre accord basé sur le bon voisinage et les procédures de règlement pacifique suivant la Charte des Nations Unies, semblent avoir été négligés par les récentes décisions des gouvernements brésilien et argentin, sous l’injonction des leaders palestiniens, de favoriser l’imposition palestinienne unilatérale de frontières, sans accord, en violation de toute notion de « bon voisinage », et minant les procédures de règlement pacifique spécifiées par l’ONU.
En fait, un brouillon de résolution soumis à la session d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU par dix-huit Etats d’Amérique latine (dont le Brésil et l’Argentine) le 30 juin 1967 incluait un appel aux parties « à mettre fin à l’état de belligérance, à entreprendre d’établir les conditions d’une coexistence basée sur le bon voisinage, et à avoir recours dans tous les cas aux procédures d’un accord pacifique spécifiées par la Charte des Nations Unies » (A/L. 523/Rev.1 para 1(b)).
Les récentes déclarations de reconnaissance d’un État palestinien dans « les frontières de 1967? contredisent les engagements des pays envers le Conseil de sécurité à accepter et soutenir la résolution 242, en novembre 1967, lorsque ces même pays ont déclaré : « Cette acceptation n’implique pas que les frontières ne puissent être rectifiées en résultat d’un accord librement conclu entre les États concernés.
Nous gardons constamment à l’esprit qu’une paix juste et durable au Proche-Orient doit nécessairement être basée sur des frontières sûres et permanentes librement consenties et négociées par les États limitrophes »
Ce problème devient encore plus complexe dans le contexte des efforts palestiniens continuels et concertés de bloquer tout progrès dans le processus de négociation par le moyen de leur demande malvenue d’un gel israélien de toute activité de construction juive dans les territoires disputés – une demande qui n’a aucune base quelle qu’elle soit dans aucun des accords entre Israël et les Palestiniens.
Ftouh Souhail
