Plusieurs centaines de travailleurs turcs ont manifesté, ce mardi 28 décembre , devant l’ambassade Turquie à Tel Aviv pour protester contre leur retour forcé dans leur pays. 800 travailleurs turcs vont devoir quitter Israël en raison de l’échec des négociations entre Jérusalem et Ankara quant à une éventuelle poursuite de leurs activités professionnelles en Israël.
Depuis quelques années, un grand nombre de turcs vont y chercher du travail en raison du manque d’opportunités dans leur pays, ainsi que de l’élévation des salaires en Israël .Ces turcs constituent une main-d’œuvre bon marché pour les employeurs israéliens.
La présence des travailleurs turcs en Israel est dominée par les coopérants techniques. Pour pouvoir travailler en Israël, ils doivent être mariés avec des enfants et avoir au minimum 35 ans.Les travailleurs doit etre inscrits dans un programme de coopération. Ils ont émigré dans le cadre des conventions signées via l’Agence turque de coopération technique.
Au cours de ces derniers mois, des centaines de turcs ont été licenciés pour prendre le chemin de retour vers la Turquie. Leur permis travail, auprès de leurs employeurs israéliens, n’ont pas été renouvelés.
Cette main-d’œuvre sera remplacée par des travailleurs immigrés des Philippines, de la Chine, de la Thaïlande et des pays de l’Europe de l’Est.
Le marché de l’emploi en Israel attire les ouvriers du monde entier. Qualifiés, ces étrangers ont bien trouvé leur place dans l’hôtellerie, le tourisme le bâtiment et l’immobilier.
Suite aux tensions croissantes entre Ankara et Jérusalem, la coopération turco-israélienne a pris un coup dur. Le marché du travail aux trucs est entrain de se fermer en Israel .La Turquie continue d’exiger des excuses d’Israël après le raid anti-terroriste sur la flottille pour Gaza, ce à quoi se refuse l’Etat hébreu.
Depuis 2009, le chômage augmente d’une manière exponentielle en Turquie (1). Le taux de chômage a atteint 13,5% en juillet 2010, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année dernière. En cause : la chute de la production dans l’automobile et le textile, les deux secteurs phares de l’économique turque. Les chiffres de l’Institut national turc des statistiques – les seuls disponibles – ne reflètent cependant qu’imparfaitement la situation de l’emploi du pays. En tenant compte du « chômage caché », le taux chômage turc est sans doute plus proche de 20%, affirment certains experts.
Ftouh Souhail
