Le ministre français de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Economie numérique, Eric Besson, accompagné d’une délégation de 20 chefs d’entreprise, est en visite depuis dimanche 30 janvier 2011 pour trois jours à Tel Aviv et à Jérusalem afin de renforcer le partenariat industriel et technologique entre les deux pays.
Le but de cette visite est de « construire des relations économiques à la hauteur des opportunités israéliennes et des relations politiques constantes entre les deux pays et de renforcer la coopération des deux pays dans le domaine des nouvelles technologies et des énergies renouvelables », souligne le communiqué.
Eric Besson doit rencontrer Lundi 31 janvier son homologue Shalom Shimon et visiter une centrale solaire et le site de l’entreprise Better Place, numéro un mondial du rechargement rapide des voitures électriques, qui a noué un partenariat avec Renault-Nissan pour le développement de la Renault électrique Fluence. Il doit aussi signer un accord de coopération dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique avec le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau.
Selon les chiffres du Service israélien des Douanes, la France semble avoir perdu quelques places au classement des principaux partenaires commerciaux d’Israël. En 2010, la France était le 10e client d’Israël (2,2% de ses exportations) derrière les États-Unis, Hong Kong, la Belgique, l’Inde, l’Angleterre, la Chine, la Hollande, l’Allemagne, et la Turquie.
En sens inverse, la France était le 12e fournisseur de marchandises d’Israël avec un part de marché de 2,6%; elle était devancée par les États-Unis, la Chine, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Angleterre, la Hollande, l’Inde, la Turquie et le Japon.
Selon le bilan 2010 des échanges commerciaux par pays que vient de publier l’Institut de la Statistique, le volume des échanges entre Israël et la France, importations et exportations confondues, s’est monté à 2,8 milliards de dollars; c’est une progression de 10% par rapport à l’année précédente. La crise mondiale de 2009, qui avait handicapé le commerce extérieur d’Israël, n’est plus qu’un mauvais souvenir.
Neanmois La France n’est que le 9e client d’Israël et son 10e fournisseur, avec un volume d’échanges inférieur à deux milliards d’euros, selon le ministère français de l’Industrie. La plus forte progression des exportations que des importations dans le commerce extérieur franco-israélien s’est aussi traduite par un recul du déficit commercial d’Israël: vis-à-vis de la France, le déficit israélien est retombé à 235 millions de dollars en 2010, soit un recul de 26% en un an.
La France veut aussi sérieusement s’inspirer du système banquier au service des PME israéliennes (en Angleterre aussi) qui permet l’émergence de start up très innovantes, encore faut il faire une réforme de structure en sortant des vieux schémas.
Ftouh Souhail
