Des dizaines d’étudiants de l’université Bar Illan, au centre d’Israël, ont manifesté ce lundi contre le massacre de la famille Fogel à Itamar ce week-end. Ils scandent »non à la violence et à la haine », »on parle à des êtres humains, pas à des assassins » !
Le public israélien a observé dimanche une minute de silence à 17h, heure locale (soit 16h à Paris) en la mémoire des cinq victimes de l’attentat de ce week-end au cours duquel un couple, deux enfants et un bébé ont été sauvagement égorgés pendant leur sommeil par un terroriste palestinien.
Des dizaines de militants de droite sont rassemblés aussi à l’entrée de Jérusalem pour protester contre l’assassinat de la famille Fogel à Itamar. «Nous ne resterons pas silencieux», scandent les manifestants qui appellent à la «vengeance».
Des milliers de personnes étaient arrivées à Jérusalem aux funérailles des cinq Israéliens poignardés à mort le vendredi .La plupart d’entre eux sont des anonymes qui ne connaissaient pas les victimes et qui veulent témoigner de leur soutien à la famille. Plusieurs manifestations similaires ont lieu à travers le pays et plusieurs carrefours du pays.
Shimon Pérès a dit que les mots manquent pour décrire nos sentiments devant l’horreur sur l’attentat d’Itamar.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu de sa part a rendu visite aux parents du couple assassiné à Itamar. «Les forces de sécurité mettent tout en œuvre pour retrouver les meurtriers. Nous allons attraper ces criminels. Ce sont pas des personnes, ce sont des monstres», a-t-il déclaré.
Lors de la présentation du nouveau plan de Tsahal pour l’année 2011, le chef d’état-major Benny Ganz a rendu lundi un hommage aux victimes du sauvage assassinat à Itamar. « J’ai vu dans ma vie de nombreuses scènes horribles mais celle-ci les a toutes dépassées. Au nom de Tsahal, je tiens à présenter les sincères condoléances de l’état-major de Tsahal aux familles », a-t-il déclaré.
Rafi Ben-basat, un ami d’enfance du père de famille assassiné à Itamar, a affirmé ce dimanche que « la famille Fogel traverse une période extrêmement difficile. Nous tentons de faire tout ce que nous pouvons pour les soutenir et leur donner de la force. Ce qu’il s’est passé était d’une barbarie inouïe. Seuls des animaux peuvent commettre un tel acte ».
Le grand-père des trois enfants sauvagement assassinés a déclaré : « nous n’oublierons pas et nous ne pardonnerons pas. Nos morts rejoignent les centaines d’autres de notre nation. (…) Jusqu’à quand allons-nous rester silencieux ? Nous ne nous vengerons pas, Dieu vengera le sang coulé.
Au cours des funérailles des cinq victimes israéliennes de l’attentat d’Itamar, le rabbin Yisrael Meir Lau a affirmé que « le cycle de la terreur » qui semblait s’être achevé il y a 66 ans (la Shoah, ndlr), quand le sang de nos enfants était répandu comme de l’eau, quand un million et demi d’enfants ont été abattus comme des animaux, il semble que tout cela ne soit pas terminé. » « 66 années ont passé, nous avons bâti un Etat, nous avons accédé à l’indépendance, nous avons fondé nos glorieuses forces de défense et pourtant, le sang coule encore », a-t-il ajouté.
Ftouh Souhail
