Une équipe du Centre Médicale Universitaire de l’hôpital Hadassah à Jérusalem est à l’origine d’une première mondiale : la séparation des plaquettes et des cellules souches du sang et de la moelle des os d’un patient souffrant de fractures osseuses.

Les plaquettes et les cellules souches, injectées dans les os, permettent aux os de se souder en un quart du tiers de temps normalement nécessaire pour la réparation des os. Certaines fractures que la médecine courante ne parvient pas toujours à guérir peuvent désormais disparaitre. Cette découverte capitale est le fruit d’années de recherche.

Le Professeur Meir Liebergall, (Président du département d’orthopédie du campus d’Ein Karem), le Professeur Eithan Galun( expert en thérapie génétique) et leurs collègues ont travaillé plusieurs années sur la mise au point de cette technique. Cette dernière est véritablement une « percée dans la recherche, une découverte répondant à des problèmes scientifiques de grande importance » souligne le Professeur Meir.

La thérapie basée sur l’utilisation des cellules souches mise au point à l’hôpital Hadassah à Jérusalem a fait ses preuves : cette technique s’est révélée très efficace pour accélérer la guérison des fractures osseuses…
Les sept personnes ayant bénéficié de cette thérapie expérimentale basée sur la cellule-souche ont vu chacune leur tibias cassés se ressouder rapidement, contrairement à un autre groupe de patients ayant seulement reçu le traitement conventionnel avec des broches ou des greffes osseuses. Au lieu des six ou neufs mois nécessaires à la guérison, le traitement basé sur l’injection des plaquettes et des cellules souches adultes réduit ce délai à deux mois – c’est-à-dire fonctionne au moins trois fois plus vite ! L’expérience a été menée sur des patients âgés en entre 18 et 60 ans, en majorité sur les plus jeunes de cette tranche d’âge, qui s’étaient cassés des os de la jambe au cours d’activités sportives ou à cause d’accidents.

La technique découverte est avant tout bénéfique pour les fractures problématiques, plus internes, ainsi que pour les patients ayant peu de muscles ou de ligaments.

Ce traitement révolutionnaire se fait sous anesthésie locale ou générale. 50 millilitres de cellules tirées de la moelle des os et 100 millilitres de sang tiré de la zone d’une des hanches sont ensuite injectés au niveau de la fracture. Et le résultat est surprenant. Toutes les fractures impossible à souder auparavant ont désormais leur solution. L’idée de l’équipe de Recherche de Hadassah est d’appliquer bientôt cette méthode pour toutes les fractures sans attendre les résultats d’une intervention traditionnelle.

Il va falloir attendre un an pour pouvoir affirmer le succès complet -sans effet secondaire- de cette thérapie qui fait l’objet d’études depuis plus de dix ans.

L’expérience a pu être mise en place seulement il y a trois ans, après que l’équipe de chercheurs ait reçu le feu vert du Comité d’Helsinki pour les expériences médicales humaines. Les recherches et les expériences ont été subventionnées en grande partie par la compagnie pharmaceutique israélienne Teva. Encore un peu de patience, et cette technique sera exportée dans le monde entier…

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