En 1978, le Conseil de sécurité des Nations Unies a ratifié les résolutions 425 et 426, qui demandent à Israël de se retirer du territoire libanais et la création d’une force des Nations Unies « dans le but de confirmer le retrait des forces israéliennes, de rétablir la paix et la sécurité internationale et d’aider le Gouvernement libanais à assurer le retour de son autorité effective dans la région. « 3 89
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) est en poste dans le sud du Liban depuis 1978. Depuis son arrivée, la mission de la FINUL a été d’empêcher les attaques contre Israël, de soutenir le gouvernement libanais et de maintenir la paix dans une région violente qui a été dominée par des organisations terroristes et des forces paramilitaires comme l’OLP, l’Armée de terre du Sud-Liban et le Hezbollah. Pendant la plupart de son histoire, la FINUL a soit omis de prévenir les conflits ou s’est tenue silencieuse alors que les terroristes ont construit des arsenaux qui leur ont permis de démarrer ou de renouveler des attaques violentes contre Israël. Sous le regard « vigilant » de la FINUL, le sud du Liban a servi de base pour des attaques terroristes contre Israël, ce qui a provoqué deux guerres qui auraient pu être évités si les Casques bleus avaient fait leur travail.
Après la guerre de 2006, provoquée par les attaques du Hezbollah sur Israël et l’enlèvement de trois de ses soldats, l’échec de la FINUL est devenu clair pour tout le monde. Plutôt que d’abandonner l’idée d’une force internationale pour maintenir la paix, l’ONU a décidé d’employer une force similaire avec un mandat légèrement élargi. En passant au Conseil de sécurité la résolution 1701, l’ONU a appelé à une plus grande FINUL, jusqu’à 15.000 hommes.390 Une fois encore, Israël a reçu la promesse que sa sécurité serait renforcée. Des responsables américains au Liban ont déclaré qu’il faudrait une force robuste pour empêcher le Hezbollah de se rétablir près de la frontière avec Israël et d’empêcher les terroristes d’être réarmé par la Syrie et l’Iran.391 L’ONU a également réaffirmé son insistance que le Hezbollah doit être désarmé et la seule force armée dans la région devrait être l’armée officielle libanaise.
Quatre ans plus tard, il est encore apparent que la FINUL n’a pas seulement échoué dans sa mission, mais fait exactement le contraire au maintien de la paix en permettant au Hezbollah de devenir une menace pour la stabilité du Liban et contre Israël encore plus grave qu’elle ne l’était avant 2006. En fait, aujourd’hui, le Hezbollah est mieux armé que jamais. En Octobre 2009, les forces de renseignement israélien estimaient que le Hezbollah avait stocké entre 40.000 et 80.000 roquettes et missiles en vu de les utiliser contre Israel.392 En avril 2010, le secrétaire à la Défense Robert Gates a déclaré que « la Syrie et l’Iran ont fourni au Hezbollah tellement des roquettes qu’ils sont arrivés un point où ils ont plus de missiles que la plupart des gouvernements à travers le monde. « 393 La FINUL a fonctionné de façon si maladroite que la situation dans le sud du Liban est plus dangereuse et explosive qu’elle ne l’a jamais été. Sous sa surveillance, le Hezbollah est passé d’une petite organisation terroriste vaincue en une force militaire qui a co-opté le gouvernement libanais et pose une menace croissante envers Israël.
La FINUL s’est montrée tragiquement inepte, elle est incapable de maintenir l’ordre même envers une population civile. Le 3 Juillet 2010, une patrouille de Casques bleus français de la FINUL a été désarmée par des villageois armés de pierres, de bâtons et d’œufs.394 Ce n’est apparemment pas un événement rare au Liban. Si une force de maintien de la paix des Nations Unies ne peut pas se défendre contre une meute de villageois transportant rien de plus que des bâtons et des pierres, comment peut-on s’attendre à ce qu’ils agissent face à la meilleure organisation terroriste du monde?
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