La commission parlementaire de l’Economie au Knesset s’est penché cette semaine sur la pénurie de main d’œuvre dans l’high-tech israélienne.
S’il n’y a pas encore de grande détresse, cela risque de se produire dans les prochaines années si rien n’est fait pour inverser la tendance. 15.000 postes se trouvent à l’étranger, selon les estimations du patronat. Ces observations découlent d’une étude sur la main-d’oeuvre rendue publique, mercredi.
Dans la pratique, une importante pénurie de travailleurs touche les laboratoires et les bureaux dans l’high-tech israélienne.On constatent aussi que le manque de personnel qualifié, des techniciens notamment, devient problématique pour certaines entreprises, au point de ralentir leur développement.
Certains spécilaistes se disent qu’à défaut de pouvoir embaucher de la main-d’oeuvre juive qui est déjà au travail, il va falloir que qu’Israel se tourne vers les immigrants, qui sont plus naturellement attirés par Tel Aviv, quitte à leur fournir la formation dont ils ont besoin.
Aucune solution facile n’existe à la pénurie de main-d’œuvre .Mais cette pénurie de main-d’oeuvre qui embête les employeurs a des aspects positifs pour les employés, croit certains économistes. Le plein emploi est le propre d’une société prospère.
Il faut déjà rappeler que les entreprises High-tech israéliennes sont actuellement de plus en plus disposées à embaucher des Arabes. Avishay Braverman, Ministre chargé des Minorités, a déclaré qu’il espérait très bientôt bénéficier de 180 millions NIS – la moitié de la somme en provenance du gouvernement, l’autre moitié venant du secteur privé – pour les Arabes professionnels dans le domaine de l’industrie.
Quelques-unes des compagnies High-tech les plus importantes sont connues désormais pour donner du travail aux Arabes comme aux Juifs, et ce sans distinction raciale mais sur le seul critère de la qualification. En tête des ces sociétés on compte Intel, HP, Amdocs et SAP.
Israel détient, de loin, la plus forte densité mondiale d’ingénieurs, lesquels représentent 1,4 % de la population. De toute évidence, Israël est le numéro un mondial pour l’innovation et l’esprit d’entreprise. Plus de 6 % du PIB est consacré à la recherche et au développement, et encore faut-il ajouter à pourcentage les efforts déployés, en la matière, par l’armée.
Une délégation de responsables américains dirigée par le gouverneur du Massachussetts est arrivée lundi 7 mars en Israël pour examiner le développement de projets technologiques, innovants, liées aux technologies de l’information, aux sciences de la vie, et à l’écologie. Une centaine d’entreprises du Massachussetts travaillent en partenariat avec les Israéliens. Elles emploient 6000 personnes et génèrent 2,4 milliards de dollars d’entrées. Elles ont exporté pour 180 millions de dollars de matériel en Israël.
Ftouh Souhail
