Le verdict du procès pour viol dans lequel l’ancien Président Moshe Katsav est impliqué sera rendu le 28 décembre prochain.
L’ancien Président israélien Moshé Katzav, âgé de 64 ans, accusé de harcèlement sexuel , de viol et d’obstruction à la justice, devrait être fixé sur son sort d’ici la fin de l’année.
L’homme avait été contraint à la démission en 2007 après que la police ait recommandé au procureur général son inculpation. Il avait alors réagi avec violence, clamé son innocence et avait dénoncé un « complot ashkénaze ».
Une défense qui en avait surpris plus d’un. Quelques semaines après, en juillet 2007, Shimon Pérès a été élu à sa succession.
Plusieurs de ses employées l’ont accusé de viol, harcèlement sexuel et actes indécents à l’époque où il exerçait les fonctions de ministre du Tourisme dans les années 1990 puis de chef de l’Etat après son élection en 2000.
Le Parquet israélien a déjà pris connaissance des accusations de « harcèlement sexuel », « actes indécents » et « subornation de témoin » portées contre l’ex-Président Moshé Katzav.
L’ex-président israélien nie en bloc les chefs d’inculpation retenus contre lui.
« Nous commençons aujourd’hui une longue et difficile bataille pour laver mon nom et je vous promets une fois de plus que j’en sortirai innocent », avait affirmé à la presse ce père de 5 enfants, d’origine iranienne, qui avait été contraint de démissionner à la suite des révélations sur ce scandale sexuel.
Pas moins de 56 témoins à charge ont défilé à la barre durant le procès, a indiqué le ministère de la Justice.
Le verdict sans précédent en Israël d’un ex-chef de l’Etat répondant de graves délits sexuels devrait être rendu le 28 décembre.
Plusieurs initiatives ont d’autre part été lancées à la Knesset (Parlement) visant à priver de leurs privilèges les officiels israéliens jugés coupables de délits ou crimes infamants.
En tant qu’ancien président, M. Katzav a notamment droit à une confortable pension mensuelle de 11.200 dollars, d’un bureau, de deux secrétaires, d’une voiture et d’un chauffeur, ainsi que d’un appartement de fonctions et d’un défraiement de ses communications téléphoniques, soit environ 235.000 dollars par an.
Le procès à Katzav est tout à fait inutile. Le bonhomme a déjà été condamné (sans procès) par la Presse et, de conséquence par l’opinion publique. Un citoyen est innocent jusqu’à ce qu’il n’a été prouvé coupable. Et ce n’est vraiment pas encore le cas. Espérons que l’ancien ex-Président soit trouvé completement innocent de ces accusations. En tout cas c’est la Presse qui devrait être condamnée pour avoir lynché un accusé.
Ftouh Souhail
