Israël a réussi à brouiller les systèmes de défense antiaérienne russe S400 et Pantsir lors de frappes aériennes en Syrie. Depuis le 20 novembre 2019, les nouveaux systèmes de défense anti-aériens fournis aux syriens par les russes sont incapables de repousser les frappes aériennes israéliennes.

L’inaction totale des systèmes de missiles russes Triumph S-400 se explique par le déploiement par Tsahal d’une nouvelle technologie avancée. Les Israéliens sont plutôt doués en ce qui concerne la technologie du brouillage radars.

Le brouillage des radars par Tsahal a été confirmé par une séquence vidéo montrant des missiles guidés Pantsir déclenchant simplement leurs détonations sans toucher leurs cibles. La vidéo a été publiée par la chaîne russe Telegram, Gallifreyan Technology.

Pire, quelque chose de très étrange semble s’être produit pendant l’attaque à grande échelle de l’armée de l’air israélienne contre des cibles syriennes et iraniennes en Syrie du jour au lendemain.

Dans une vidéo diffusée par IntelliTimes, qui parle du système de missiles syrien lançant des roquettes sur l’armée de l’air israélienne le 20 novembre 2019, on voit clairement un missile syrien, alors que les missiles sont devenus “confus”, faire demi-tour, retourner au sol et exploser.

Cela peut indiquer une perte de verrouillage radar après le lancement, ou une autre action proactive qui a empêché les missiles d’entamer leur course vers la cible.

Des sites de sécurité ont signalé dans le passé que Tsahal voulait installer des blocs radar sur ses F-35, ce qui permettrait à ces appareils de contourner les systèmes radar ennemis. Des rapports similaires suggèrent que les F-35 de Tsahal sont équipés d’un système qui empêche leur détection par les radars ennemis.

Le ministère israélien de la Défense n’a pas fait de commentaire officiel à ce sujet. Toutefois, il convient de noter que l’armée de l’air israélienne a utilisé des missiles de croisière Delilah, conçus pour lutter contre les systèmes radar et dotés de dispositifs de brouillage de radar, ce qui confère de la crédibilité à cette théorie.

Selon les données de plusieurs sources, au moins huit missiles de croisière (sur une totalité déclarée de quarante) ont été lancés contre des cibles dans la région de la capitale syrienne. Parmi ceux-ci, seuls deux ont été abattus, ce qui démontre la très faible efficacité des systèmes de défense anti-aérienne russo-syriens.

Israël a déclaré le 20 novembre 2019 que ses avions avaient atteint des dizaines de cibles militaires iraniennes et syriennes en guise de représailles pour les tirs de roquettes sur Israël la veille. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré que les installations de stockage d’armes et de munitions appartenant à la force Al Qods avaient été détruites lors de l’attaque.

Le ministère russe des Affaires étrangères a également annoncé le 18 novembre les cibles attaquées par Israël dans la région d’Al-Bukamal, près de la frontière syro-irakienne. Selon le ministère, “des avions (des Israéliens) auraient traversé l’espace aérien irakien et jordanien”.

Le lendemain, selon la Russie, les missiles israéliens ont atteint des cibles situées à 18 km au sud de la capitale syrienne et des explosions ont été entendues dans la zone de l’aéroport de Damas. Les Russes ont affirmé que cette attaque avait été perpétrée à cause de l’incendie syrien sur le plateau du Golan, mais ces informations sont apparemment incorrectes.

Selon la Russie, le 20 novembre, l’armée de l’air israélienne a tiré environ 40 missiles de croisière sur des cibles situées dans la banlieue de Damas. Israël a déclaré que cette mesure avait été prise en réponse aux quatre roquettes lancées sur le plateau du Golan qui ont été interceptées par son système de défense antimissile Dome de fer.

Entre autres objectifs, l’armée de l’air israélienne a attaqué des positions de l’élite de la force iranienne Al-Qods, ainsi que des batteries anti-aériennes syriennes qui avaient lancé des missiles sol-air pour tenter d’abattre l’avion de la FIA.

L’armée de l’air israélienne a démontrée sa capacité à mener des opérations aériennes compliquées, mélant la projection de forces et le ravitaillement en vol, le brouillage, le piratage des réseaux radars et de communications et le bombardement de précision. Nous l’avons vu en Syrie à plusieurs reprise, y compris face au nec-plus-ultra de la défense aérienne rapprochée, le Pantsir S1.

Le missile Delilah est un missile de croisière développé en Israël par Israel Military Industries (IMI). Le missile est conçu pour cibler des cibles mobiles et déplaçables avec un CEP de 1 mètre (3 pieds 3 pouces). Contrairement à un missile de croisière typique, qui est verrouillé sur une cible préprogrammée avant son lancement, le missile Delilah est présenté par l’armée israélienne comme étant capable de “patrouiller” et de surveiller une zone avant qu’un navigateur distant n’identifie la cible spécifique de l’attaque.

Israël a détruit les systèmes de défense anti-aérienne russes en Syrie

Tsahal a détruit les systèmes de missiles russes appartenant au régime syrien lors de ses attaques de novembre 2019 selon une source militaire. La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré qu’Israël tentait de “ne pas gêner la Russie” ou d’évoquer la tension en ciblant ses systèmes de missiles avancés.

De nouvelles images satellitaire sont montré que les systèmes de missiles Buk-M2 et Pantsir-S1 avaient été détruits par Israël au sud de la capitale syrienne.

La Russie avait l’habitude de condamner Israël pour toutes les attaques contre le régime et ses alliés chiites, affirmant qu’il s’agissait d’un « faux mouvement » qui « contrastait avec » le droit international.

Les dirigeants israéliens sont convaincus aujourd’hui que les batteries que la Russie a remis à la Syrie à la suite de l’incident avec l’Il-20 russe, ne seront pas en mesure d’empêcher les nouveaux avions furtifs F-35 d’agir à leur guise car pour l’instant, ils ne peuvent pas être repérés.

Tsahal a déjà pris des mesures pour coordonner au mieux l’action des chasseurs bombardiers, des hélicoptères d’attaque, des avions de guerre électronique, des drones et des satellites d’observation. Le commandement aérien et spatial créé sur le modèle de l’US Air and Space Command pour renforcer les synergies entre Israël et les États-Unis permettra de superviser l’ensemble des forces aériennes, mais aussi le centre spatial de Palmahim au sud de Tel-Aviv, les satellites de reconnaissance en orbite terrestre (Ofeq 7, 8 et 9) et les batteries de missiles antimissiles.

L’efficacité de ce commandement est telle qu’il sera relié directement au quartier général de l’US Air and Space Command, sur la base Peterson au Colorado, qui surveille l’espace aérien israélien et qui peut prendre la main pour coordonner l’interception de cibles hostiles.

Cette coopération est d’autant plus étroite que les États-Unis disposent d’une base radar dans le désert du Néguev dans le cadre de leur bouclier antimissile, et mènent des exercices conjoints avec Tsahal. Israël se sent donc rassuré à la fois pour se défendre mais aussi pour mener des opérations préventives contre le Hezbollah et les troupes iraniennes installées en Syrie malgré la présence russe.

Tsahal continuera ses frappes périodiques contre les Iraniens en Syrie et contre les cibles du Hezbollah. Une question reste toutefois concernant la fréquence de ces attaques contre les installations et le personnel iranien. Le président Donald Trump a décidé de fournir de nouveaux avions furtifs F-35 en réponse aux quatre batteries de défense antiaérienne S-400. Les Etats-Unis veulent qu’Israël maintienne les opérations de l’armée de l’air israélienne au-dessus de la Syrie, malgré le renforcement de la défense aérienne russo-syrienne.

Souhail Ftouh

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