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Le parlement chinois a adopté  ce vendredi, 1 septembre 2017, une loi créant le délit d’offense à l’hymne national, une infraction punie par 15 jours de détention administrative et applicable aussi dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macau.

Protéger “la dignité de l’hymne national” aidera “à promouvoir le patriotisme et à nourrir les valeurs essentielles du socialisme”, affirme le texte adopté par l’Assemblée nationale populaire.

La loi précise  aussi que lorsque l’hymne national est joué, ceux qui assistent à l’événement doivent se montrer attentifs et chanter de manière solennelle.

Cette mesure législative complète une loi adoptée dans les années 90 qui prévoyait une détention administrative pour toute personne accusée d’avoir profané le drapeau national. Elle sera inscrite dans les dispositions constitutionnelles de Hong Kong et de Macau. Toute interprétation “altérée” ou “parodique” sera punie par une détention administrative.

 

Quand une loi similaire pour réclamer une loyauté de la part de tous les citoyens de l’Etat d’Israël ?

L’Etat d’Israël pourrait bien s’inspirer d’une pareille loi pour imposer un minimum  de loyauté de la part de tous les citoyens : juifs, chrétiens, musulmans et aussi  de la part des ultra orthodoxes et des laïcs.

Avi Dichter (Kadima) et Zeev Elkin (Likoud) avaient présenté,  en Août 2011, un projet similaire qui est tombé dans l’oublie.

Dichter et Elkin avaient pourtant  récolté 42 signatures. Le projet de loi traitait les différentes caractéristiques de l ’État, y compris la langue, les symboles nationaux, les fêtes nationales, le drapeau et l’hymne national.

Israël est confronté  par la minorité des Arabes israéliens, tenants une « cinquième colonne » qui soutiennent le terrorisme   et qui  ne sont pas  loyaux envers l’Etat juif. Une loi similaire pour nourrir les valeurs essentielles du patriotisme et du sionisme serait nécessaire.

Ceci veut dire aussi que lorsqu’on est député à la Knesset, ont  doit respecter  l’hymne national  lorsque-il commence à retentir et on ne doit pas faire acte d’allégeance à l’Autorité Palestinienne, à la Syrie ou à tout autre état qui ne vise que la disparition d’Israël.

On se rappelle comment, en 2013, le député arabe israélien Ganaim Masoud (Raam-Taal) a refusé de se lever quand l’hymne national israélien, la Hatikva, a été jouée lors d’un événement.

En janvier 2011 les députés Ahmed Tibi et Mohammad Baraké ont chanté l’hymne palestinien au Maroc et ont qualifié les prisonniers palestiniens en Israël de “combattants de la liberté”.

Comment concevoir que des députés à la Knesset vomissent en toute impunité leur haine des Israéliens et vantent leur appartenance au peuple palestinien ? Comment accepter que des membres de la Knesset, comme Tibi et Baraké, chantent l’hymne palestinien comme ce fut le cas lors de la conférence tenue au Maroc  ?

Chaque citoyen, Juif ou non-Juif, a le droit de voter et d’être élu, mais tous les citoyens d’Israël ont le devoir d’obéir à la loi et personne n’a le droit  d’offenser  l’hymne national.

 

Souhail Ftouh 

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