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Israël a finalement terminé le déploiement de son bouclier antimissile en installant la dernière batterie près de Jérusalem. Cette batterie antimissile est en place à l’ouest de la capitale.

Un porte-parole militaire s’est refusé à commenter cette installation,  indiquant seulement que « les systèmes de défense sont déployés en fonction de  l’évaluation de la situation ».  

A la fin du mois d’août, des batteries similaires avaient été déployées à Tel-Aviv, en direction de la Syrie au nord.  Selon les médias israéliens, six à sept batteries seraient actuellement en  place à travers le pays.

Le système anti-balistique Arrow 2 et 3« parapluie antimissile » a été déjà été testés sur le terrain avec de très hauts niveaux d’efficacité.

Israël a lancé la semaine dernière, conjointement avec les États-Unis, un test de missile -cible utilisé dans le cadre de son système de défense antimissile.

Israël est désormais branché au système d’alerte antimissile américain. Des radars ultra performants sont déployés sur le sol israélien. Le cœur de ce système de détection est le (X-band Radar) qui permettra à l’État Juif d’être informé en temps réel d’un tir de missile ennemi et lui fera gagner de précieuses minutes pour actionner des batteries de missiles antimissiles Arrow 3.
Les radars connus sous le nom de X-Band, sont liés à un réseau d’alerte américain par satellite. Ce système puissant de radar antimissile se trouve dans le désert de Néguev ; dans le sud du pays.

Celui-ci permettra de repérer un missile balistiques dès sa mise à feu et ce à 2 000 km de distance. La nouvelle station radio aura l’avantage de faciliter la mise en alerte des batteries de missiles antimissiles israéliennes.

Jérusalem craint d’éventuelles répercussions en cas d’intervention américaine  en Syrie, le président syrien Bachar el-Assad ou son allié le Hezbollah  libanais pouvant décider de se venger en ciblant l’État hébreu, allié historique de Washington dans la région.  Fin août, le général Hassan Firouzabadi, chef d’état-major des forces  armées iraniennes, avait affirmé qu’une action militaire contre la Syrie  mènerait Israël « au bord des flammes ».

Le chef du  gouvernement israélien Benjamin Netanyahu n’a eu de cesse ces dernières semaines de répéter qu’Israël  n’était pas impliqué dans la guerre en Syrie mais « répondrait avec force » si le  pays était attaqué.

Israël est un « havre de tranquillité, calme et sûr » au milieu « de la  tempête faisant rage autour de nous », a déclaré dimanche ,9 septembre 2013, Netanyahu lors du Conseil des ministres hebdomadaire.

Malgré les tensions dans la région, « Israël est calme et sûr de lui », a déclaré le Premier ministre israélien, le 1 septembre 2013, à la réunion hebdomadaire du Cabinet.

« Les citoyens israéliens savent très bien que nous sommes prêts à n’importe quel scénario possible. Les citoyens israéliens doivent également savoir que nos ennemis ont de très bonnes raisons de ne pas tester notre force – ils savent pourquoi », a-t-il dit.

De son côté, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Benny Gantz, s’est exprimé au sujet des récents événements en Syrie, et a réaffirmé le niveau de préparation de Tsahal à toute éventualité. “Nous sommes à l’aube de temps difficiles”, a-t-il averti, “mais nous espérons ne pas avoir à agir”.

“Nous n’avons aucun lien avec les événements qui se déroulent à notre frontière, mais si des attaques sont lancées contre Israël, il est évident pour tous les dirigeants de la région et du monde que le prix à payer sera lourd et les pertes pour nos ennemis importantes”, a poursuivi le Lieutenant-Général Benny Gantz.

Gantz a tenu à souligner, au cours de son message de vœux de Rosh Hashana qu’on peut compter sur les forces armées d’Israël pour préserver la nation contre tout danger.

Jérusalem a fait savoir clairement, à travers les déclarations du premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la défense Moshé Ya’alon et du chef d’état-major de l’armée le général Benny Gantz, qu’ Israël ne sera pas un pion dans les guerres déclenchées par d’autres pays ( en référence aux États-Unis.)

«Nous avons procédé i à une évaluation de l’état de la sécurité» et avons conclu qu’Israël n’allait pas élever son niveau d’alerte face à la situation en Syrie, a déclaré pour sa part le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, lors d’une conférence sur la lutte contre le terrorisme.

«Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre civile en Syrie, tant que nos intérêts ne sont pas compromis», a-t-il répété, tout en ajoutant: «Nos voisins, en particulier le régime syrien, comprennent que qui nous défiera fera face au pouvoir de l’armée israélienne».

Souhail Ftouh

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