Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé de réunir ce Dimanche 16 janvier 2011 dans la journée le cabinet restreint de sécurité avec la participation des responsables des renseignements afin d’examiner la situation en Tunisie et au Liban et leurs conséquences sur la région.

Le gouvernent Israélien partage les préoccupations et l’inquiétude de tout le Moyen-Orient après la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue. Les gouvernements de la région redoutent le chaos dans le pays et l’opposition appelant à s’inspirer de ce soulèvement populaire.

De sa part le ministre israélien du Développement régional Sylvan Shalom a exprimé ce dimanche la crainte que la chute de Ben Ali ne favorise une montée des islamistes en Tunisie.

« La communauté internationale avait préféré fermer les yeux sur les violations des droits de l’Homme (du régime Ben Ali). Bien entendu il y a aujourd’hui une grande crainte que les mouvements islamistes qui jusqu’à maintenant étaient hors-la-loi ne reviennent » en force, a déclaré à la radio militaire M. Shalom, suppléant du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

M. Shalom, lui-même natif de Tunisie, a rappelé l’excellent accueil que lui avait réservé M. Ben Ali en novembre 2005 lors d’une visite en Tunisie, où il participait à une conférence en tant que chef de la diplomatie israélienne. Les deux pays avaient échangé en 1994 des « bureaux d’intérêts », dont l’activité avait été gelée à l’initiative de Tunis, en 2000, pour protester contre la répression de l’Intifada palestinienne. La Tunisie autorise néanmoins des visites d’Israéliens.

Israël s’est abstenu officiellement de réagir à la chute du président tunisien, qui a fui le pays vendredi sous la pression d’une contestation populaire sans précédent, alors que la rue arabe et des groupes islamistes ont salué quant à eux le soulèvement du peuple de Tunisie. La création de partis sur des bases religieuses est interdite par la loi tunisienne et le régime du président Ben Ali était réputé ferme face aux islamistes.

Ftouh Souhail

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