Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a indiqué qu’il espère que le calme reviendra en Tunisie et qu’il suit avec attention les évènements.

Après la chute du régime de Ben Ali, l’armée a pris position dans la capitale tunisienne pour éviter tout débordement.De nombreux incidents ont néanmoins émaillé la journée de dimanche.

L’armée continue d’occuper le terrain à Tunis pour éviter les pillages et les fusillades, notamment organisées par des partisans du président déchu Ben Ali. Fusillades, pillages, vol de tonnes d’or par les Ben Ali : Tunis est sous haute tension.

Des tirs, d’abord sporadiques, puis de plus en plus nourris, ont été échangés à Tunis entre des francs-tireurs cachés dans des immeubles et des policiers et militaires, près de l’avenue Bourguiba. Quelques heures plus tard, alors que le couvre-feu était en vigueur, l’armée a donné l’assaut au palais présidentiel de Carthage dans lequel sont retranchés des éléments de la garde présidentielle de Zine el Abidine Ben Ali, selon une source sécuritaire tunisienne.

La justice a d’ailleurs annoncé dimanche l’arrestation de l’ex-chef de la sécurité du président tunisien déchu, le général Ali Sériati, qui a été formellement accusé d’être le responsable des pillages et exactions de ces derniers jours contre la population.

Dans ce climat de suspicion généralisée, douze Suédois ont eu le malheur d’être pris pour des mercenaires. Venus chasser le sanglier en Tunisie, ils ont été pris à partie par une foule déchaînée à Tunis, qui les a accusés d’être des « terroristes étrangers » en découvrant leurs armes.

Selon des sources, les services de sécurité tunisiens font face à 800 voitures bourrées d’explosifs ont été disséminées à travers tout le pays, principalement à Tunis, rapporte le site du Point.

Cette information est prise très au sérieux par l’armée, qui passe actuellement la capitale au peigne fin
Par ailleurs un groupe de 20 touristes israéliens a été rapatrié de Tunisie et est actuellement en Israël. Ils avaient été transférés vers Paris par les autorités israéliennes et le ministère des Affaires étrangères.

Ftouh Souhail

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