La pression s’accentue de la part des gouvernements du monde occidental, pour obtenir le départ de Kadhafi et la fin des combats, qui ont fait plus d’un un millier de morts pour lesquels les médias arabes n’ont manifesté aucune indignation.
Après le conseil de sécurité de l’ONU qui a décrété des sanctions parmi lesquelles un embargo sur les armes et un gel des avoirs libyens à l’étranger, Lundi l’Union Européenne reprenait les décisions de l’ONU, élargissant la liste des personnalités interdites de déplacement et le gel des avoirs.
La Cour Pénale Internationale termine par ailleurs un examen préliminaire qui pourrait déboucher sur une enquête pour « Crimes contre l’Humanité » Par ailleurs, les USA ont annoncé qu’ils allaient déployer des forces aéronavales près des côtes libyennes.
Le Conseil national libyen (CNL), qui représente l’opposition dans l’est du pays, a nommé samedi un comité de crise de trois membres afin d’accélérer le processus de décision alors que les combats se poursuivent pour chasser du pouvoir Mouammar Kadhafi. Le Conseil national mis en place par l’opposition s’est déclaré « le seul représentant de la Libye », à l’issue de sa première réunion à Benghazi. L’intellectuel français Bernard-Henri Lévy a annoncé à Benghazi s’être entretenu avec les membres du Conseil national indépendant créé par les insurgés.
L’opposition libyenne, maîtresse de l’Est du pays, a essuyé samedi une contre-offensive massive à Zawiyah, près de Tripoli, mais poursuivait sa progression vers l’Ouest, et s’organisait sur le plan politique en se déclarant notamment « seule représentante » du pays.
Les rebelles libyens ont affirmé samedi avoir abattu un avion des forces loyales au dirigeant Mouammar Kadhafi près de Ras Lanouf, dans l’est de la Libye, et tué les deux pilotes. Il s’agirait d’un appareil Soukhoï de fabrication russe. Les insurgés affirment contrôler depuis vendredi le port pétrolier de Ras Lanouf, malgré le démenti des autorités libyennes.
Les opposants au colonel Kadhafi, qui tiennent l’est de la Libye, avançaient vers l’ouest tout en se préparant à une nouvelle attaque de l’armée régulière. L’Ouest de la Libye est « totalement » sous le contrôle du régime de Mouammar Kadhafi mais l’Est est « problématique », a indiqué ce un responsable gouvernemental libyen.
Peu avant l’aube, ce dimanche, de lourds échanges de tirs ont éclaté au centre de la capitale libyenne, Tripoli. On ne sait pas encore exactement qui a tiré et s’il y a eu des blessés. Les rebelles ont pris le contrôle de nombreuses villes à l’ouest du pays, toutefois Tripoli restait pour le moment un fief des partisans de Mouammar Kadhafi.
Des « poches de résistance » de l’opposition subsistent à Zawiyah, a indiqué une source gouvernementale libyenne à Tripoli. La ville de Zawiyah, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli, a été reprise par les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi, a annoncé la télévision libyenne.
Les affrontements entre insurgés et forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi à Ras Lanouf ont fait « de nombreux morts et blessés », a déclaré un médecin dans un hôpital de Brega. Au moins quatre personnes ont été tuées au cours d’affrontements ce vendredi entre les forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et les insurgés près du port stratégique de Ras Lanouf, dans l’est du pays.
Des manifestants, partisans de Mouammar Kadhafi et d’autres hostiles au dirigeant libyen, se sont affrontés samedi près de la place Verte, à Tripoli, a indiqué un témoin.
Onze personnes au moins ont été blessées, dont un journaliste français, dans des heurts entre insurgés et partisans du régime à Ben Jawad, à une centaine de kilomètres à l’est de Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi.
Selon le Sunday Times, une unité des forces spéciales britanniques serait détenue par des insurgés libyens après avoir été arrêtée alors qu’elle escortait un diplomate en mission auprès des insurgés. Les soldats, peut-être au nombre de huit, auraient été arrêtés avec le diplomate qu’ils escortaient dans l’est de la Libye sous contrôle des insurgés. Le ministère britannique des Affaires étrangères n’a ni confirmé ni démenti cette information.
Ftouh Souhail