Selon les données publiées ce semaine par les services généraux de renseignements (Shin Bet), 61 actes terroristes ont été enregistrés en février 2011 contre 83 en février 2010. La baisse des attentats est particulièrement sensible autour de la Bande de Gaza : 18 actes terroristes en février contre 30 en janvier.
Depuis la fin de la seconde Intifada, la situation sécuritaire du pays a rarement été aussi bonne (mise à part la menace nucléaire iranienne, mais celle-ci est largement indépendante du règlement du contentieux avec les Palestiniens). Les Européens regardent avec envie les taux de croissances de l’économie israélienne qui est déjà en sortie de crise. Les menaces au nord (Hezbollah) et au sud (Hamas) sont observées avec attention, mais les intéressés savent qu’ils seront l’objet de représailles impitoyables s’ils s’avisent de reprendre leur harcèlement sur les populations israéliennes.
Le Djihad islamique qui veut reprendre les attentats suicides contre Israël a admis qu’il était devenu très difficile d’organiser des attentats hors de la Judée Samarie.
En Janvier 2011, un accord a été signé entre le groupe américain Blackwater (armée privée) et l’Autorité Palestinienne. Blackwater a été invité à signer l’accord de coopération dans le but de sécuriser les Territoires disputés et de protéger les leaders du Fatah d’un éventuel coup d’état orchestré par le Hamas. Le chef des forces de sécurité palestiniennes, Dmeiri Adnan, a confirmé l’arrivée du personnel de sécurité. Au départ, l’accord devait rester discret mais le Hamas, furieux, a rendu l’affaire publique. Le but de l’opération du Hamas était de montrer que le Fatah est tellement corrompu qu’il demande aux américains de le protéger.
Pour quelques observateurs, la venue de Blackwater, spécialisée dans la sécurisation des lieux à haut risque (comme en Irak), est bien la preuve que le Hamas met l’Autorité Palestinienne en danger. Toutes les semaines, des “cadres” du Fatah sont interpellées après avoir reçu des pots-de-vin du Hamas pour “retourner leur veste le moment venu”. Il ne se passe pas un jour sans qu’une cache d’armes du Hamas soit découverte par la police du Fatah.
Ftouh Souhail
