Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a effectué ce mardi, 8 mars 2011, une tournée dans la vallée du Jourdain. Il a briefé sur la situation sécuritaire par le commandant de la région militaire Centre, le général Avi Mizrahi, et d’autres hauts gradés. Il a rencontré sur place des officiers supérieurs de Tsahal.
Au cours de sa visite, Netanyahu a tenu à rappeler que l’Etat d’Israël devait à tout prix conserver son contrôle sécuritaire sur la région, même après la signature d’un accord avec les Palestiniens. Il a insisté sur le fait que ce serait Tsahal, et non des forces internationales, qui serait chargé de surveiller la frontière orientale du pays. Toutefois, Netanyahu n’a pris aucun engagement en ce qui concerne le maintien des localités juives installées dans le secteur.
»Tsahal doit rester à la frontière jordanienne, quel que soit le futur accord. C’est la frontière sécuritaire d’Israël. D’ici, on empêche les contrebandes de missiles. Particulièrement face aux soubresauts dans la région, Tsahal doit rester déployée à la frontière », a déclaré le Premier ministre Binyamin Netanyahu, en tournée dans la vallée du Jourdain.
Il a rappelé que « la ligne de défense d’Israël devait être le Jourdain » et qu’il n’existait aucune alternative dans tout règlement futur. Il a souligné que si elle n’était pas protégée, « des terroristes pourraient la franchir et des roquettes et des missiles risquaient d’être tirés sur Tel Aviv, Haïfa et tout le pays ». Pour Netanyahu, c’est encore plus important aujourd’hui, vu les derniers bouleversements qui secouent le monde arabe.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a répondu qu’ un État palestinien ne serait pas établi en excluant la vallée du Jourdain. Le chef du cabinet de l’AP, a rejeté les propos du Premier ministre, lors d’une visite à Shehem, en affirmant que l’Etat palestinien devait impérativement comprendre la Vallée du Jourdain. Et de souligner : « La Vallée du Jourdain fait partie intégrante des « terres palestiniennes » occupées en 67 ( ?), tout comme Jérusalem Est et la Rive occidentale ». Il a encore déclaré : « Nous ne tolérerons aucune présence israélienne, militaire ou civile, sur ces terres ».
La vallée du Jourdain est bordée par la Jordanie, Israël, et les territoires disputés. La région est mainte fois citée dans les textes religieux, bibliques notamment. C’est dans un contexte désertique et depuis l’indépendance de l’État d’Israël, beaucoup de villages juifs sont restés dans cette vallée qui couvre 1 640 à 2 500 km2. Un versant est aujourd’hui contrôlé par les Israéliens, l’autre par les Jordaniens.
La vallée qui constitue 1/3 environ de la Judée Samarie historique borde l’est d’Israël sur un axe nord-sud, comprenant le lac de Tibériade au nord.
Israel a le droit de rester à la frontière jordanienne. La sécurité est la priorité principale d’Israël. Un retrait aux frontières pré-1967 mettrait en danger la vie des israéliens .La liberté de Tsahal d’opérer partout est extrêmement importante à préserver afin d’empêcher les actes terroristes. Tout plan de retrait aux lignes d’avant 67 serait suicidaire pour Israël.
Ftouh Souhail
