Des représentants du Canada ont boycotté ce Mardi 21 septembre 2010 le discours prononcé par le dictateur perse Mahmoud Ahmadinejad.

Les raisons invoquées par le ministère canadien des Affaires étrangères sont  »l’inquiétant piétinement des droits de l’homme en Iran et le refus iranien de coopérer avec l’ONU sur son programme nucléaire ».

Le porte-parole du ministère a par ailleurs ajouté que les propos d’Ahmadinejad sur la Shoah et Israël  »violaient l’atmosphère de coopération avec l’ONU »
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau ce mardi nié la Shoah devant un parterre de journalistes réunis à New-York dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Ahmadinejad a prétendu être  »antisioniste mais nullement antisémite ».

Sur l’Holocauste du peuple juif, le président iranien a déclaré qu’il  »fallait s’interroger sur le lieu où s’est déroulé cet évènement et se poser la question pourquoi le peuple palestinien continuait de subir des souffrances conséquemment à celui-ci  ».

Ahmadinejad a également méprisé Israël la qualifiant  »d’entité sioniste si petite sur la carte du monde qu’elle ne rentrait même pas dans les considérations iraniennes ».

Rappelons que le Canada a insisté durant sa présidence du G8, qui s’est réunit en juin dernier en Ontario, que la communauté internationale àevrait prendre des mesures plus sévéres contre Téhéran.

En juillet dernier le gouvernement canadien a annoncé l’adoption de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment contre son secteur énergétique.

Le ministre canadaien des Affaires étrangères Lawrence Cannon a annoncé le 26 juillet 2010 une nouvelle série de sanctions contre l’Iran, comprenant l’interdiction de faire de nouveaux investissements dans son secteur pétrolier et d’y exporter tout bien pouvant servir à son programme nucléaire.

Otawa a interdit tous les investissements dans le pétrole et le gaz iranien, ainsi que le transfert de technologies pouvant servir son programme nucléaire. Le transport maritime et les échanges commerciaux etaient aussi limités.

Ces sanctions s’ajoutent à celles qu’ont déjà adoptées en juin 2010 le Conseil de sécurité de l’ONU et le gouvernement canadien. Le premier ministre Harper a exprimé son inquiètude aussi du mépris du régime iranien pour la démocratie qui, par ses pratiques déplorables en matière de droits de la personne nuit à la stabilité régionale et mondiale.

Ftouh Souhail,Tunis

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