Dans un nouveau « communiqué numéro 5 » lu à la télévision d’Etat, l’armée égyptienne a annoncé dimanche 13 février 2011 après-midi la dissolution des deux chambres du Parlement.
Le conseil suprême des forces armées a également annoncé, ce samedi 12 février 2011, dans son « communiqué numéro 4 » que l’armée égyptienne, chargée du pays depuis la démission vendredi du président Hosni Moubarak, qu’il garentira une « transition pacifique » vers « un pouvoir civil élu », et assuré que l’Egypte respecterait les traités « régionaux et internationaux » qu’elle a signés.
« La République arabe d’Égypte restera engagée envers tous ses traités régionaux et internationaux », selon ce communiqué. L’Égypte est le seul pays arabe, avec la Jordanie, à avoir signé un traité de paix avec Israël.
Le départ d’Hosni Moubarak a laissé des doutes sur le sort les accords de Camp David qui ont été signés avec le voisin Israëlien. Les Israéliens ont cédé, lors de la signature de ces traités en 1979, un territoire qui leur appartenait de plein droit, le Sinaï.
La Maison Blanche a appelé vendredi 11 février 2011 les nouvelles autorités en Egypte à honorer les accords de paix avec Israël, après la démission du président Hosni Moubarak.
« Il est important que le prochain gouvernement en Egypte reconnaisse les accords qui ont été signés avec le gouvernement d’Israël », a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Robert Gibbs.
La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi « le nouveau gouvernement en Egypte à protéger la sécurité d’Israël et à se conformer à l’accord de paix conclu avec ce pays ».
Dans une interview à la chaîne américaine CBS, Mohamed El Baradei a déclaré qu’il « réfutait l’idée qu’une Egypte démocratique puisse être hostile aux Etats-Unis et à Israël ». El Baradei a indiqué aussi à la NBC qu’il pense que la crise interne que traverse l’Egypte n’aura aucune incidence sur l’accord de paix égypto israélien malgré la possible arrivée des Frères musulmans au pouvoir.
L’ancien directeur de l’AIEA et opposant dans son pays a déclaré être prêt à assurer la transition politique en Egypte, si le peuple le lui demandait.
ElBaradei a regagné il y’a deux semaines l’Egypte pour participer au mouvement de contestation. Il a n’a toutefois pas pris la tête des manifestations mais il a joué un rôle en faveur du changement politique dans son pays. ElBaradeï, ancien directeur de l’AIEA, réside depuis à Vienne Autriche) depuis une vingtaine d’années.
Mohammed el-Baradei, prix Nobel de la paix 2005, est considéré comme un homme politique d’envergure internationale, qui a mené à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique des missions difficiles comme en Iran.
Ftouh Souhail
