Le ministre de la Défense israélien Ehud Barak a déclaré jeudi , 11 février 2011 , depuis New York qu’il appartenait au peuple égyptien de « trouver sa voie » après le discours du président Hosni Moubarak, dans lequel ce dernier a dit qu’il resterait au pouvoir.
« Je crois que nous ne devrions pas prétendre être plus importants que le peuple égyptien et ses propres intérêts », a-t-il dit, refusant de répondre à la question de savoir si le refus de M. Moubarak de quitter le pouvoir était bon pour Israël.
Jérusalem affirme respecter « les choix » du peuple égyptien. Les responsables israéliens estiment que ce qui est important en ce moment est que l’Egypte soit stable. Israel souhaite de tous ses vœux le respect des accords de paix.
Israël attend de tout gouvernement égyptien le respect du traité de paix bilatéral conclu il y a plus de 30 ans et compte sur le soutien de la communauté internationale, a déclaré le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le 3 Février 2011 cité par son service de presse.
« Nous attendons de tout gouvernement d’Egypte qu’il respecte les clauses du traité de paix. Nous nous attendons également à ce que la communauté internationale exige de tout gouvernement égyptien le respect de la paix. Cela doit être aussi clair que les aspirations au réformes et à la démocratie », a indiqué le chef du gouvernement israélien.
M.Netanyahu a compati aux slogans démocratiques qui alimentent une puissante révolte populaire en Egypte, mais a mis en garde contre de longues années d’instabilité et d’incertitude dans la région, ainsi que contre l’avènement d’un régime islamiste extrémiste en Egypte.
Dès le début des manifestations en Egypte, le chef du gouvernement israélien a notamment interdit à ses ministres de commenter les événements en cours dans le pays voisin, mais a laissé entendre que l’Etat hébreu cherchait à conserver avec Le Caire des relations fondées sur le traité de paix de 1979.
C’est très sage de la part d’un petit pays qui connait bien plus que les puissances dites mondiales la situation de ses voisins. Israël n’a jamais essayer de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Egypte.
Le ministre de la Défense Ehoud Barak, en visite à Washington, a rencontré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates et le directeur du Conseil de sécurité nationale Tom Donilon.
Dans un communiqué, la Maison Blanche a réitéré les engagements « inaliénables » américains quant à la sécurité d’Israël, en particulier dans le domaine militaire et dans la coopération entre les services de renseignements des deux pays.
Les États-Unis feront en sorte que les troubles en Egypte ne créent pas de « nouveau danger pour Israël et la région », a déclaré James Steinberg, le numéro deux de la diplomatie américaine, dans une déclaration au Congrès.
Ftouh Souhail

James Steinerg se moque d’Israël : n’est-ce pas Obama qui a parrainé les « révolutions » islamiques ? Pourquoi Israël lui ferait donc confiance ?