En tant que ville jeune dont la population comporte un large éventail ethnique, de croyances religieuses et de nationalités, Haïfa, la troisième ville d’Israel, a misé sur la diversité et la tolérance à travers une gamme de programmes de coexistence.
Chaque fin de semaine au mois de décembre est célébrée la fête des fêtes, en honneur à la coexistence entre les diverses confessions et avec un regard vers la paix.
Un sapin de Noël géant, marche de Noël, clochettes japonaises, exhibition de folklore, un orchestre de 50 musiciens avec instruments à vent, chansons françaises, musique à la harpe, musique baroque, psaumes, théâtre de polichinelles, jeux sons et lumières, sculptures vivantes, acrobaties, kiosques, marrons chauds, chocolats et vin, artistes et emplacements pour patins à roulettes sont les éléments de ces festivités. Durant ces fêtes les Musées sont ouverts au public gracieusement : Le Musée de la ville Haïfa, le Musée maritime et le Musée japonais (1).
Des galeries d’art, des antiquaires et des collectionneurs présentent leurs œuvres et proposent des toiles, des sculptures, des décorations artistiques et des objets antiques, des bijoux, des tapis persans et des ouvrages de judaïca.
À Haïfa, juifs et Arabes tentent à cohabiter pacifiquement.
Contrairement à Jérusalem, ou Tel Aviv, où juifs et Arabes vivent chacun de leur côté, ici vivent les juifs et arabes dans des quartiers mixtes. Haïfa est la seule ville en Israel où juifs et Arabes vivent en paix L’explication est simple : ni Moïse, ni Jésus, ni Mahomet n’ont mis les pieds à Haïfa. Il n’y a pas de lieux saints à se disputer.
Wadi Nisnas, est par exemple un quartier au sein duquel juifs et arabes cohabitent dans de vieux immeubles en pierre.
A Haïfa, Juifs et Arabes apprennent à vivre ensemble.Beit Hagefen, est un centre arabo-juif. La structure a été créée en 1963. Son objectif : rassembler les communautés juives et arabes de la ville afin de mieux les sensibiliser à la coexistence pacifique, au bon voisinage et à la tolérance.
Avant la guerre israélo-arabe de 1948, près de la moitié de la population de la ville était arabe. Le maire de l’époque avait appelé les Arabes à rester pour bâtir une société multiculturelle à Haïfa. Mais ils ont fui massivement au Liban. Aujourd’hui, les Arabes représentent 13% des 270 000 habitants et ont tous de la famille de l’autre côté de la frontière, située à 40 kilomètres au nord.
La ville de Haïfa est construite entre mer et montagne. Ce grand port méditerranéen est l’une des quatre plus grandes villes israéliennes. Haïfa, vieille cité cosmopolite, est très animée en cette fin d’année.
Ftouh Souhail , Tunis
(1) Source : www.haifahag.co.il
