Le vote du budget bi-annuel 2011-2012 de l’Etat a eu lieu ce mercredi 29 décembre en Israel.
Tout au long de ses 272 pages, le livre du budget détaille, chiffres à l’appui, la politique budgétaire du gouvernement israélien pour les deux années à venir. Trois objectifs de politique économique y sont définis pour 2011 et 2012: « la stabilité de l’économie face aux turbulences extérieures; l’augmentation du revenu par tête; le renforcement des catégories les plus faibles et la réduction des écarts sociaux ».
Le gouvernement a fixé le taux réel d’augmentation des dépenses publiques à 2,66% par an durant chacune des deux années à venir. Ce qui permettra de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2011 et à 2% en 2012.
Le Trésor a annoncé que le déficit budgétaire atteignait 3,7 milliards de shekels.
Malgré la baisse de la fiscalité, le gouvernement israélien est résolu à faire baisser la dette publique: celle-ci passera à 75,6% du PIB en 2011 puis à 73,3% du PIB en 2012. Cette baisse relative de l’endettement sera favorisée par une croissance soutenue du PIB au cours des deux années à venir. Pour atteindre son objectif de réduire le déficit public, le gouvernement propose aussi certaines économies dans les dépenses de la sécurité sociale; les allocations d’invalidité ne seront indexées que partiellement et la revalorisation prévue des allocations familiales sera reportée en 2013.
En présence du ministre des finances, Youval Steinitz, Barak a déclaré que le nouveau budget permettra d’utiliser des fonds pour enrichir l’éducation, sans affecter la santé et le social.
Le budget bi-annuel de l’Etat pour 2011 et 2012 se monte à 700 milliards de shekels. Le budget alloué à la Défense est de 49 milliards de shekels pour 2011 et celui de l’Education de 35 milliards de shekels.
Une allocation d’1,4 milliards de shekels est réserve au ministère des transports et de 55 millions de shekels au ministère de la culture dans les trois prochaines années. Le budget de la Défense va être tronqué de 2,7 milliards de shekels dans les deux prochaines années, alors que le Trésor exigeait une coupe de 3 milliards de shekels.
Le ministre de la défense Ehoud Barak a déclaré en réponse aux coupes dans le budget de l’armée que c’est une des décisions les plus difficiles, au niveau budgétaire, qui a été faite, et qu’elle sera difficile à réaliser, mais qu’elle est nécessaire en raison de la réalité économique et sociale en Israël. En Israël il y’ a toujours une énorme difficulté lors du vote du Budget car le poids des dépenses de la Défense représente 8,2% du PNB. La moyenne des pays de l’OTAN est de 1,8%. L’Allemagne dépense 1,3% pour sa dépense de Défense et les USA 2,8%.
Au ministère des Finances, c’est la satisfaction totale après
le vote du budget qui constitue une victoire de la politique pour le Cabinet de Binyamin Netanyahu.
Ftouh Souhail
