Le président Shimon Pérès a annulé sa participation au Forum économique mondial de Davos en raison du deuil qui le frappe. C’est donc le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer qui dirige l’importante délégation israélienne présente à ce forum annuel.
Il est accompagné d’une importante délégation d’hommes et de femmes d’affaires, comme, entre autres, Galia Maor, directrice générale de la Banque Leumi, Ofra Strauss, PDG du groupe Strauss-Elite, Idan Ofer, président de Better Place, Dan Guilerman, ex-ambassadeur d’Israël à l’ONU. Leur tâche principale : convaincre les étrangers d’investir en Israël.
Israël encourage l’investissement, tant national qu’étranger, en offrant un large éventail d’incitations et d’avantages. Les entreprises à capitaux étrangers bénéficient d’avantages supplémentaires. Il n’y a pas de restrictions aux investissements étrangers en Israel sauf dans les secteurs de l’industrie de la défense et des télécommunications.
En Israel, les entreprises à capitaux étrangers sont autorisées à acheter ou à louer des terres sur autorisation. L’investissement en Israël n’est soumis ni à autorisation ni à enregistrement, sauf dans le cas des investisseurs étrangers qui souhaitent bénéficier de certains avantages. Il n’y a aucune restriction visant le rapatriement des bénéfices ou des capitaux. Les résidents comme les non-résidents peuvent acheter tout titre négocié à la bourse israélienne et part de fonds communs de placement. Israel assure la protection des investisseurs étrangers et dispose d’un organisme offrant son assistance en cas de désaccord (1).
Le régime de l’investissement en Israël est libéral et la plupart des activités sont ouvertes aux investisseurs privés nationaux et étrangers. D’après un rapport de la Banque d’Israël, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) en Israël ont atteint 3,7 milliards de dollars en 2009, soit une baisse de plus de 50% par rapport à 2007, et sont restés faibles en 2010. Ce fort recul s’explique par le contexte économique mondial et surtout américain puisque les start-up israéliennes sont très dépendantes de la conjoncture outre Atlantique. Israël bénéficie pourtant d’atouts : une forte activité de R&D, une main d’œuvre qualifiée et polyglotte. Mais le pays souffre d’un environnement géopolitique particulièrement instable.
La volonté d’Israël de créer un environnement favorable à l’investissement étranger se traduit par un important dispositif législatif d’incitations sous forme d’aides financières et fiscales. De manière générale, le régime de l’investissement est libéral et la plupart des activités sont ouvertes aux investisseurs privés nationaux et étrangers (2). Les principales activités réservées sont certains services postaux et télégraphiques. Il y a en outre des restrictions sur les services de télécommunications internationales par ligne fixe (plafonnement des participations étrangères à 74%) et des télécommunications sans fil (plafonnement à 80%).
Dans le secteur du tourisme, seules les sociétés de droit israélien peuvent être propriétaires d’hôtels, d’agences de voyages et voyagistes et le métier de guide touristique est réservé aux résidents et nationaux. En outre, les agences de voyages sont tenues d’employer au moins un agent de voyages détenteur d’une licence israélienne.
Les aides financières relèvent de la loi de 1959 (Investment Law), qui vise à favoriser le développement de l’industrie et du tourisme. Les aides (exonérations, prêts garantis, etc.) dépendent d’abord de la localisation de l’implantation. Israël est divisé en trois zones (Zone A : Galilée, Vallée du Jourdain, Néguev, Jérusalem ; Zones B : basse Galilée et nord du Néguev ; Zone C : le reste du pays). Elles varient aussi avec l’importance de l’investissement ou du degré de participation étrangère.
Israël est le pays qui investit le plus en recherche et développement dans le monde (4,8% du PIB). Le pays possède une main d’oeuvre hautement qualifiée, notamment dans l’ingénierie. Le pays se place au 2ème rang mondial en ce qui concerne la disponibilité du capital-risque. Le gouvernement apporte le soutien nécessaire aux entrepreneurs. Les investissements étrangers sont incités en Israël par la loi d’encouragement à l’investissement, récemment révisée. La nouvelle loi diffère de la première par l’ajout d’un programme d’incitations fiscales.
Israël est aussi signataire de la Convention de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements MIGA. Israël a signé des conventions bilatérales avec 37 pays.
Ftouh Souhail
(1) Centre international pour le règlement des disputes d’investissement, ICSID
(2) Pour plus d’informations sur les avantages accordés, se référer au site d’Invest in Israel (www.investinisrael.gov.il), rubrique Investment incentives. Voir aussi Actualités de l’investissement – Israël et Opportunités d’investissement – Israël
