Un peu partout dans le monde se multiplient les exemples d’une utilisation policière des réseaux sociaux et notamment de Facebook, le grand déversoir virtuel utilisé par des dizaines de millions de personnes.

La police israélienne comprend que Facebook devient un canal de communication avec le Public et elle vient d’ouvrir un lien sur Facebook. Une police au service de tous les citoyens doit discuter avec la population et sensibiliser au respect des règles de vie en société.

Les autorités tendent à faciliter les relations le simple citoyen et emmener des actions de prévention ou encore de médiation.

Si la Police israélienne se convertit au Facebook c’est aussi pour aider à résoudre des problèmes de sécurité mais de l’autre coté aider diminuer les incompréhensions. Une police proche du citoyen est celle qui communique avec la population. Son objectif est d’offrir l’opportunité à tout personne désireux d’exprimer sa citoyenneté aux côtés de la Police nationale sur des missions de solidarité, de prévention de la délinquance, de communication, de médiation sociale et de renforcement du lien social.

Les citoyens seront ainsi pleinement associés à la mise en œuvre du plan d’action en faveur de la sécurité et deviendront des acteurs privilégiés en détectant et signalant les problèmes au quotidien. Le dialogue est l’expression du lien social entre un grand service public et les administrés.

En Israël L’armée utilise aussi Facebook pour découvrir les déserteuses. En Israël, si vous voulez éviter le service militaire obligatoire pour les jeunes filles comme pour les garçons, mieux vaut ne pas avoir de compte Facebook ! En effet, lors d’une séance à la Knesset, le Général de brigade Amir Rogovsky a annoncé aux parlementaires que « Tsahal » se servait désormais des réseaux sociaux, en particulier Facebook, pour repérer les « fausses exemptées » de service militaire.

L’enquête menée via Facebook sur plus de 1 000 femmes qui avaient déclarées être juives pratiquantes afin d’être exemptées du service militaire, a révélé que bon nombre d’entre elles avaient menti. En effet, l’armée a étudié les habitudes et la vie sociale de ces femmes sur le site de socialisation afin de déterminer si elles étaient réellement pratiquantes.

L’armée israélienne a enquêté via Facebook pour démasquer des femmes qui avaient invoqué le fait d’être juives pratiquantes pour être exemptées du service militaire obligatoire. Les autorités ont ainsi pu démasquer des femmes qui posaient sur leur photos dans des tenues jugées indécentes ou qui se rendaient dans des restaurants non casher. D’autres ont été surprises à répondre favorablement à des invitations pour des soirées organisées le vendredi, lors du début du Shabbat.

La loi israélienne exempte en effet les jeunes filles orthodoxes du service militaire, à condition qu’elles signent une déclaration sur l’honneur affirmant leur stricte observance des pratiques religieuses, notamment celle du Shabbat et de la casherout.

En Israël, le service militaire est obligatoire pour les hommes comme pour les femmes âgés de plus de 18 ans. Certains motifs, comme celui d’être juif pratiquant, peuvent cependant permettre d’être exempté du service. 35% des femmes ne rejoindraient pas l’armée pour motif religieux.

Selon le Jerusalem Post, près de 42% des jeunes israéliennes seraient exemptées de service militaire, dont 35% pour raisons religieuses. Et pour le Général Rogovsky, plusieurs milliers d’entre elles seraient des tricheuses, en réalité laïques.

Afin de démasquer ces faussaires, les militaires ouvrent de faux profils, suffisamment séduisants pour attirer les utilisatrices de Facebook affichant leur statut d’orthodoxe, puis de vérifier si toutes les données présentes sur leurs pages Facebook sont compatibles avec leur affirmation religieuse.Photos de dîners dans des restaurants non cashers, présence à des fêtes débridées, photos en tenue vestimentaire peu conforme avec « l’orthodoxie » … tout est alors bon pour démasquer les tricheuses et les envoyer sous les drapeaux.

Bienvenue dans le monde merveilleux de Facebook…

Ftouh Souhail

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