
Le soldat franco-israélien entame dans quelques jours son 1500e jour de captivité aux mains du Hamas. Le jeune homme, âgé aujourd’hui de 23 ans, avait été kidnappé par un commando terroriste palestinien le 25 juin 2006 sur le territoire israélien.
Depuis, seules deux lettres et une vidéo sont parvenues à ses parents. Aucune visite de la Croix Rouge ne lui a été accordée et le Hamas exige toujours d’Israël la libération d’un millier de Palestiniens, dont plusieurs sont responsables d’attentats suicides.
Depuis le 9 juillet dernier, la famille Shalit a pris position dans une tente de protestation face à la résidence du Premier ministre afin de faire pression sur ce dernier pour qu’il signe un accord avec le Hamas. Elle a annoncé son intention de ne pas partir jusqu’à la libération de Guilad.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a présenté le 1 juillet 2010 aux Israéliens sa position sur les tractations bloquées en vue de la libération de Guilad Shalit. Son discours à la nation sur le dossier Shalit discours a été retransmis par les médias depuis son cabinet.

Il a affirmé que »l’échange (ndlr- de prisonniers avec le Hamas) n’aura pas lieu à tout prix, car la sécurité d’Israël prime sur tout et qu’il revient au gouvernement d’éviter la reprise des activités terroristes des assassins avec du sang sur les mains, comme cela a été le cas par le passé ».
Netanyahu a affirmé qu’il était prêt à relâcher des milliers de Palestiniens mais qu’Israël ne paierait « pas n’importe quel prix » pour libérer l’otage israélien Guilad Shalit.
Dans son éditorial du 28 juin dernier, le journal de gauche « Haaretz » qui fait partie des références de la presse israélienne, a appelé le gouvernement à signer à accord « immédiatement » afin de libérer Guilad Shalit. Il estime notamment que la longueur et les échecs des négociations dans le passé causent plus de mal à Israël et à ses citoyens qu’aux terroristes du Hamas.
« Le public israélien n’est pas aveugle quant au danger encouru par la libération de terroristes palestiniens (…) mais il ne semble pas convaincu que libérer 45 prisonniers, même dangereux, représente une menace pour la survie d’Israël ou un danger plus grand que l’Etat d’Israël n’ait pas déjà eu a vaincre dans le passé ».
Prés de 74% des Israéliens soutiennent la famille du soldat Guilad Shalit, a rapporté la Chaîne TV 2. Près de trois Israéliens sur quatre soutiennent l’idée d’un échange de centaines de prisonniers palestiniens contre l’otage Guilad Shalit, quand bien même cela impliquerait la libération d’assassins, révèle un sondage publié vendredi par le quotidien Yediot Aharanot.
Les négociations pour la libération du soldat Guilad Shalit ont cessé il y a six mois. Les contacts avec l’intermédiaire allemand pour la libération de Guilad Shalit ont cessé depuis 6 mois.
L’organisation humanitaire Human Right Watch (HRW) a annoncé à l’occasion du 4e anniversaire de l’enlèvement de Guilad Shalit( le 25 juin dernier ) que le Hamas viole le droit international en ne permettant pas à Guilad Salit d’être en contact avec sa famille ou avec des représentants de la Croix rouge.
L’ONG a déclaré que la détention du jeune homme est cruelle et inhumaine.
Le Parlement européen a enjoint le Hamas de permettre « immédiatement » aux délégués de la Croix Rouge de faire une visite à Guilad Shalit. Il a par ailleurs félicité Israël pour sa décision d’alléger le blocus de Gaza, qualifiant cette mesure de « premier pas vers la bonne voie ».
L’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell a qualifié de « comportement inacceptable et inhumain » les quatre ans de captivité de Guilad Shalit aux mains du Hamas. «Nous sommes près de l’endroit où Guilad Shalit a été enlevé, il y a quatre ans », a ajouté Mitchell. « Nous condamnons sa captivité et les conditions de sa détention, sans permettre à la Croix-Rouge de lui rendre visite. Nous demandons sa libération immédiate », a-t-il conclu durant sa visite à Jérusalem 30 juin dernier.
A New York, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a déclaré : « depuis plus de quatre ans, le régime terroriste du Hamas a refusé les droits les plus élémentaires à Guilad Shalit, ainsi que toute visite des organisations internationales. C’est illégal, et moralement épouvantable. » « Il est honteux qu’un si grand nombre qui prétend soutenir vigoureusement les droits de l’homme soient totalement silencieux face à cette injustice. »
En Outre, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a demandé à l’ancien président américain Bill Clinton de l’aide pour aider à la lutte pour la libération du soldat Guilad Shalit, selon une information du quotidien Haaretz.
De sa part , l’ex-président américain a demandé aux autorités gazaouies l’autorisation de se rendre dans le territoire côtier et de visiter le soldat captif Guilad Shalit, ont indiqué des sources palestiniennes définies comme »fiables », citées par l’agence de presse italienne.
Clinton aurait répondu positivement à la demande du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu de jouer le rôle de médiateur spécial dans le dossier Shalit. Le Hamas pour sa part affirme n’avoir reçu aucune demande américaine en ce sens, mais se déclare prêt à »être en contact avec tout le monde ».
Trois sénateurs démocrates américains en visite le 8 juillet dernier à Sdérot, ont lancé un appel pour la libération immédiate et sans conditions de Guilad Shalit.
Le vice-président de la commission du Sénat américain pour le Moyen-Orient a déclaré lors d’une visite à Sdérot: « Lorsque vous êtes face à la crainte des habitants et les problèmes psychologiques de leurs enfants, vous comprenez mieux l’importance du soutien américain à Israël », ajoutant que Washington appelait à la libération immédiate de Guilad Shalit.
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Itshak Aharonovitch s’est entretenu il y’a quelques jours à Tel-Aviv avec le sénateur américain Joe Liebermann. A l’ordre du jour de leurs discussions la libération
Dans une interview accordée à la radio israélienne, le ministre de l’Intérieur Eli Yishaï, a déclaré qu’il fallait « déployer le maximum d’efforts pour obtenir sa libération, mais pas à tout prix ».
Il a souligné par ailleurs que les négociations étaient très difficiles en raison du l’énorme dilemme qu’elles engendrent mais qu’il était vital de tout faire pour soutenir la famille Shalit.
De sa part, le ministre de la Défense Ehoud Barak s’est entretenu le 8 juillet 2010 avec les membres de la commission Shamgar, qui planche sur les nouveaux principes à appliquer en cas d’enlèvement de soldats, et a pris connaissance des premières conclusions qui stipulent qu’en aucun cas Israël ne pourra accepter de libérer un nombre de détenus plus élevé que ceux qui sont détenus par la partie adverse.
Le chef de la direction politique-sécuritaire du ministère de la Défense, Amos Guilad, a rencontré le 5 juillet dernier le ministre égyptien des renseignements, Omar Suleiman, et avec le ministre de la Défense, Hossein Tantawi.
Les discussions ont porté sur les moyens pour rependre les contacts en vue de la libération de Shalit et sur la question des points de passage de la bande de Gaza. Selon des informations publiées par des médias arabes, le médiateur allemand devrait lui aussi revenir prochainement dans la région.
Alors que le défilé géant pour la libération de Guilad Shalit s’est achevé les membres de la famille Shalit se sont rendus à la tente de protestation située à l’extérieur de la résidence officielle du Premier ministre. La famille a l’intention d’y rester jusqu’à la libération de Guilad.
Aviva Shalit , la mère du captif juif , a estimé lors d’un rassemblement pour la libération de son fils, qu’ »Une société saine, une société morale,qui fait preuve de courage, ne peut pas laisser ses dirigeants abandonner un soldat en vie »,
L’un des organisateurs de la marche pour la libération de Guilad Shalit a annoncé que le combat pour le soldat captif risque de se durcir si le mouvement de protestation entamé jusqu’à maintenant ne porte pas de fruits. »Nous envisageons d’entamer une grève de la faim massive de milliers de personnes », a déclaré Yoël Mershak, alors que la famille Shalit doit rester mobiliser à Jérusalem devant le domicile du Premier ministre.
Un groupe de jeunes et d’étudiants a barré les noms des rues qu’emprunteront aujourd’hui les participants à la marche pour la libération de Guilad Shalit, et a tagué le nom du soldat captif du Hamas sur les panneaux des rues.
Privé de ses droits fondamentaux Shalit est le seul problème humanitaire qui existe aujourd’hui dans la Bande de Gaza. Aujourd’hui, ça fait quatre ans d’isolement total pour Guilad Shalit. Celà est un vrai blocus!
Le général de réserve israélien Baruch Spiegel a estimé, lors d’une rencontre le 11 juillet 2010 avec des représentants européens à Netanya, qu’il n’y avait aucune crise humanitaire dans la Bande de Gaza. Il a ajouté que s’il y avait un problème, il résultat de l’habitude prise par le Hamas d’utiliser les convois humanitaires pour faire passer du matériel utilisé ensuite pour la fabrication d’armes.
Ftouh Souhail, Tunis