Le Président israélien M. Shimon Pérès a rendu un vibrant hommage à Lova Eliav qui s’est éteint, ce dimanche, à l’âge de 89 ans. « Toute sa vie, il a incarné l’excellence et l’esprit pionnier aussi bien dans sa vie privée qu’en temps que leader politique » a déclaré le Président qui a ajouté que Lova Eliav avait été un des pionniers du développement du Néguev et un des fondateurs de la ville d’Arad.

Aryeh « Lova » Eliav, né Lev Lipschitz le 21 novembre 1921, a immigré en terre d’Israël en 1924. Il est décédé des suites d’une longue maladie. Il a été à deux reprises député du parti travailliste, dont il a été le secrétaire général en 1970.

Homme politique, écrivain, éducateur, Lova Eliav est l’un des principaux chefs de l’Aliya .Il est aussi l’un des principaux chefs de l’Aliya avant et après l’indépendance de l’Etat d’Israël. Il fut député de 1965 à 1979, et de 1988 à 1992, et ministre adjoint de 1966 à 1968. En 1988, il reçut le Prix d’Israël, plus haute distinction civile du pays, pour sa contribution particulière à la société et à l’Etat et pour ses activités éducatives.

Arie Lova Eliav fit ses études au lycée Halperin de Tel-Aviv, puis au lycée hébraïque Herzliya. À 15 ans, il rejoignit la Hagana et la « Police des yeshuvim hébreux ». En 1941, il se porta volontaire dans l’armée britannique, et il en fut démobilisé à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il rejoignit l’escadrille maritime du Palmah et fit passer des immigrants clandestins sur la terre d’Israël. Dans le cadre de cette action, il commanda le bateau Ulua, transportant des immigrants clandestins, où il rencontra sa future épouse. Lors de la création de Tsahal, il fit son service dans la Marine et fut démobilisé en 1949 avec le grade de lieutenant-colonel.

Après la création de l’Etat, Arie Lova Eliav fut nommé assistant de Lévi Eshkol, qui était alors le chef du département de la colonisation de l’Agence juive et qui deviendra plus tard Premier ministre. Il fit des études d’histoire générale et de sociologie à l’Université hébraïque de Jérusalem. Lors de la Guerre du Sinaï, il commanda l’action de sauvetage des juifs de Port-Saïd. De 1955 à 1957, il fut responsable du projet du yishuv du district de Lakish et s’employa à le peupler de milliers émigrants. De 1958 à 1960, il fut le premier secrétaire de l’Ambassade d’Israël à Moscou. À son retour en Israël, il se consacra à l’instruction des immigrants de l’Inde de la ville de Cochin et fut nommé responsable de l’équipe des fondateurs de la ville de Arad.

En 1965, Arie Lova Eliav fut élu au titre du Ma’arakh à la 6ème Knesset, et fut député jusqu’à la 9ème (il se retira en 1979). Durant son mandat, il fut membre de nombreuses commissions, dont celle des Affaires étrangères et de la Défense et celle des Finances. D’octobre 1966 à juin 1967, il fut ministre adjoint du Commerce et de l’Industrie, et d’août 1968 à décembre 1969, ministre adjoint de l’Absorption des nouveaux émigrants. De 1969 à 1971, il fut secrétaire général du parti travailliste.

Après la guerre des Six jours et, de façon plus intensive, après la guerre de Kippour, Arie Lova Eliav s’investit dans l’étude et l’analyse de la situation des territoires occupés. Il arriva à la conclusion qu’il ne fallait pas y permettre une colonisation juive, et qu’il fallait les évacuer, et cela en opposition aux responsables de l’Etat d’alors, Golda Meïr, Moshe Dayan et Israël Galili. Sur cet arrière fond, il se retira du Ma’arakh en 1975 et rejoignit le groupe parlementaire Yia’ad (groupe socio-démocrate qui prônait les droits du citoyen). De 1977 à 1979, il fut nommé président du groupe parlementaire Sheli qui exigeait le retrait complet de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza, et s’opposa à la contrainte religieuse et à la discrimination envers les arabes d’Israël. Après être revenu au parti travailliste, il fut député de la 12ème Knesset (1988-1992).

Au cours des années, Arie Lova Eliav remplit de nombreuses fonctions d’enseignement, entre autre chose à Or Akiva, au service des prisonniers et des nouveaux immigrants. Durant une certaine période, il se porta volontaire comme aide-soignant dans les hôpitaux et même fit des missions de sauvetage en Iran et au

Parmi ses livres, « Le navire Ulua – Histoire de Artur » (1967), « Nouveaux idéaux pour Israël (1969), « Entre le marteau et la faucille » (1971), « Le pays de la gazelle – Estimation de la situation » (1972), « Paix » (1975), « Autobiographie – Les anneaux de l’aube » (1984), « Nouveau cœur et nouvel esprit » (1986), « Que vienne la paix » (1995), « Jumeaux d’une gazelle » (2005). Nicaragua (à la suite de tremblements de terre particulièrement destructeurs). En 1993, il se présenta sans succès aux élections internes du parti travailliste face à Ezer Weizmann comme candidat à la Présidence de l’Etat.

Dans le cadre de son action sociale, Arie Lova Eliav fonda en 1986 le village de jeunesse de Nitzana qui se trouve sur la frontière israélo-égyptienne, et il consacre depuis lors la majeure partie de son temps à l’administration et à la direction de ce village. Parallèlement, il agit en faveur de la paix. En 2003, il obtint le prix Ben Gourion pour sa contribution à l’absorption des nouveaux émigrants et à la colonisation du Negev.

Parmi ses livres, « Le navire Ulua – Histoire de Artur » (1967), « Nouveaux idéaux pour Israël (1969), « Entre le marteau et la faucille » (1971), « Le pays de la gazelle – Estimation de la situation » (1972), « Paix » (1975), « Autobiographie – Les anneaux de l’aube » (1984), « Nouveau cœur et nouvel esprit » (1986), « Que vienne la paix » (1995), « Jumeaux d’une gazelle » (2005). Nicaragua (à la suite de tremblements de terre particulièrement destructeurs). En 1993, il se présenta sans succès aux élections internes du parti travailliste face à Ezer Weizmann comme candidat à la Présidence de l’Etat.

Lova Eliav a participé à la fondation, en 1962, de la ville Arad située dans le nord du désert du Néguev. La ville a été nommée d’après la ville cananéenne de Tel Arad, située à environ 8 km de l’Arad moderne. Cet ancien leader du Mapaï était un pionnier dans le domaine de l’immigration, la défense et le développement du Néguev.

Quand il y a deux siècles a commencé l’aventure épique du retour à la terre juive, des hommes comme Lova Eliav ont décidé de faire fleurir Israël et ont dû travailler une terre dure et inculte pour la faire prospérer. En moins d’un siècle, le Peuple juif a transformé les collines arides, les marécages infestés par la malaria, les déserts en zones fertiles… en un merveilleux Pays.

Malgré les difficultés de tous ordres auxquelles étaient confrontés les premiers pionniers en pays d’Israël comme Lova Eliav, ils ont quand même changé le destin des juifs. Ce sont des gens qui sont arrivés à la terre de leur ancêtre, mais sans armes et sans haine. Juste avec, au cœur, plein d’espoir et de courage, avec leurs idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, y compris à l’égard des Arabes.

Grâce à leur travail, à leur ingéniosité (entre autres, la mise au point de systèmes d’irrigation et de drainage), grâce à leur volonté, à leur courage sans faille, et toujours portés par leurs idéaux, les Juifs ont réussi à faire de cette terre ingrate un véritable jardin, puis de vraies villes, puis un vrai pays… Exemple : Tel-Aviv, née en 1909, d’une dune de sable, grâce à ces hommes et à ces femmes qui l’ont bâtie de leurs mains.

Ftouh Souhail, Tunis

0 0 votes
Évaluation de l'article