A L’occasion de l’Exposition Universelle de Shanghai La grande ville côtière a dépensé 30 milliards d’euros, déménagé 272 usines et 60 000 personnes pour accueillir entre 70 et 100 millions de visiteurs en six mois. Petit tour d’horizon de cette « Expo 2010 » qui a été inaugurée, en présence notamment du ministre israélien, et qui va durer six longs mois, jusqu’au 31 octobre.
Comme les JO de Pékin, l’Exposition de Shanghai vise les records et joue la démesure. Les estimations oscillent entre 70 et 100 millions de visiteurs. Le chiffre plancher de 70 millions ne doit rien au hasard, puisqu’il s’agit de faire mieux que le voisin et rival japonais, lors de l’exposition d’Osaka de 1970, avec 64 millions de visiteurs.
On attend ici plus de 400 000 visiteurs par jour, « soit l’équivalent d’une ville moyenne en Europe », souligne Xu Bo, adjoint au commissaire général de l’Exposition. Le nombre de participants -189 pays souverains et 50 organisations internationales- est lui aussi historique. La superficie du parc est au diapason. Il s’étend sur 5,28 km2, soit deux fois Monaco, dans le centre de la ville et non pas comme souvent en périphérie. Il a fallu déménager 272 usines et 60 000 personnes. Pour transformer son paysage urbain et ses infrastructures, Shanghai a dépensé plus de 30 milliards d’euros.
Placé sous le thème “L’innovation rend la vie meilleure”, le pavillon d’Israël se divise en trois zones: le Jardin des Murmures, la Salle de Lumière et la Salle des Innovations.
Le ministre israélien des Finances Yuval Steinitz, a visite à Shanghai au début du mois, a annoncé cette exposition à l’occasion d’une cérémonie marquant l’ouverture du pavillon de l’Etat juif.
Deux pages du manuscrit original d’Albert Einstein sur la théorie de la relativité générale ont été exposées dans le pavillon d’Israël à l’Exposition universelle de Shanghai. Ce document représente les grands accomplissements du peuple juif dans le domaine des sciences et des innovations, a indiqué Steinitz. Ces deux pages, sélectionnées parmi un total de 46 pages, comportent la célèbre formule E=MC2, qui associe l’énergie (E), la masse (M) et la vitesse de la lumière.
L’épouse d’Einstein, Elsa, a fait don de ces 46 pages à l’Université hébraïque lors de sa fondation en 1925, quatre ans après qu’Einstein a reçu le prix Nobel de physique. Au cours de la cérémonie, une série de timbres commémoratifs intitulés “Innovations israéliennes ayant changé le monde” ont aussi été dévoilés. Sur les timbres figurent trois innovations israéliennes dans les domaines de l’agriculture, des hautes technologies et de la médecine.
Ftouh Souhail, Tunis