Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a approuvé ce vendredi 4 février 2011 une série de mesures économiques pour « faciliter la vie des Palestiniens », lors d’une rencontre avec l’envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair, ont annoncé les deux parties.
Cette annonce intervient à la veille d’une réunion du Quartette (ONU, États-Unis, Union européenne et Russie) à Munich (Allemagne) pour tenter de sortir les négociations de paix de l’impasse.
Ces mesures, discutées pour certaines depuis des mois, s’articulent en trois volets, et concernent essentiellement la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.
Le premier volet porte sur la « poursuite de la politique que nous avons engagée pour permettre la croissance économique dans les zones palestiniennes », a affirmé M. Netanyahu, cité dans le texte.
Le deuxième « vise à rendre Gaza indépendant des infrastructures israéliennes en aidant au développement de ses centrales d’électricité, d’eau et de traitement des eaux », a-t-il ajouté.
Le troisième, considéré comme « le plus important », selon un communiqué du bureau de M. Tony Blair, « a pour but de diversifier les sources d’approvisionnement en gaz ».
M. Blair a affirmé que « la combinaison de ces mesures devrait aboutir à terme à une réhabilitation radicale des infrastructures de Gaza ».
Le 8 décembre 2010 par les autorités israéliennes ont donné l’autorisation pour l’exportation des produits agricoles, mobilier et textiles de Gaza .
Le cabinet de sécurité, qui se réunissait le 17 juin 2010 pour discuter de l’assouplissement des restrictions, a accepté de «libéraliser le système par lequel les biens civils entrent à Gaza; d’élargir l’apport en matériaux pour les projets civils sous supervision internationale; et de maintenir les procédures de sécurité existantes pour empêcher l’afflux d’armes et de matériel de guerre » vers l’enclave.
Parmi ces mesures ont été adoptées sont : l’élaboration d’une liste de marchandises interdites en raison de problèmes de sécurité – plutôt que la situation actuelle dans laquelle seuls les produits autorisés sont listés – et le développement d’un système visant à s’assurer que les matériaux « à double usage » soient admis dans la bande de Gaza, pour des projets spécifiques, sous la surveillance de l’ONU, du Quatuor ou d’une organisation internationale reconnue.
Les fleurs et les fraises sont exportées vers l’Europe, depuis Novembre 2010, dans une large mesure et en plus grande quantité que les années précédentes. Il y a aussi un mouvement continu quotidien d’entrées/sorties de personnes pour des raisons humanitaires.
Le dimanche 30 janvier 2011, 70 camions transportant 1356 tonnes d’aide humanitaire (de la farine, de la viande, du poulet, du poisson, des légumes, des produits pour l’hygiène corporelle ainsi que des médicaments) ont été livrés par Israël à Gaza. En outre, Israël leur a livré 519,693 litres d’essence diesel. Le même jour, 15 patients + les personnes qui les accompagnent sont entrés en Israël pour recevoir des soins médicaux, et 12 membres d’organisations internationales sont entrés à Gaza.
Selon les données transmises en septembre 2010 par le Fonds monétaire international, l’économie de la Bande de Gaza a enregistré une croissance de 16% durant le premier semestre 2010. Selon les experts, ces données optimistes sont la conséquence des allègements du blocus par Israël.
La croissance de l’économie palestinienne reste un tabou dans les médias arabes comme si les seules informations à diffuser concernent le « malheur de la population sous le joug israélien ». Les journalistes arabes adorent jouer les éplorées quand il s’agit des palestiniens.
Ftouh Souhail
