Le Procureur général d’Israël Yehouda Weinstein a décidé ce jeudi 17 février 2011 d’inculper le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liebermann pour des affaires de corruption supposées.

La kabbale contre le Mr Liebermann a commencé très top. Après des années d’enquête, des milliers de documents et des dizaines de personnes interrogées, la police a recommandé son inculpation. L’enquête qui a mené la police à ces recommandations s’est ouverte en mai 2006.

Au lendemain de son entrée en fonction à la tête de la diplomatie israélienne, il a été entendu le 2 Avril 2009, par les enquêteurs de police israélienne pour des soupçons de corruption.

Le nouveau ministre a été interrogé aussi le 27 mai 2009 par la brigade de lutte contre la fraude dans le cadre de l’affaire des sociétés écrans. Le 24 mai 2010 la police recommande de déposer un acte d’accusation contre le ministre des Affaires étrangères.

En Septembre 2010, la police israélienne a mis en lumière, dans le cadre de ses enquêtes sur les affaires de corruption mêlant le ministre des Affaires étrangères le rôle joué par le milliardaire autrichien Martin Schlaff. Ce dernier aurait aidé le chef du parti Israël Beitenou à mettre en place la formation politique en lui obtenant une garantie de 1 million de dollars à partir de la Vienne Erste Bank.

Tout en respectant la justice en Israel, je suis excédé de voir un homme politique courageux comme Mr Liebermann sous le coup de nombreuses inculpations encore non vérifiées. On lui met chaque fois des bâtons dans les roues. En 2001, Liebermann était même condamné à une amende pour avoir critiqué un enfant arabe ayant qui a agressé son fils de 12 ans.

L’Etat d’Israël me semble beaucoup plus sévères avec ses citoyens juifs que les citoyens arabes, qui vomissent leurs insanités sans arrêt sur Israël.

Israël est le pays le plus démocratique du monde, je n’en veux pour preuve le fait qu’il n’adopte pas des mesures coercitives à l’encontre de tous les agitateurs qui font preuve de déloyauté envers l’État d’Israël. La députée arabe israélienne Hanin Zoabi, qui s’était déjà signalée par sa présence à bord du Mavi Marmara en mai 2010, a participé il y’ a quelques jours à une manifestation en solidarité avec la révolution égyptienne, à Nazareth. La députée Zoabia a dit :  »Nous ferons tomber l’occupant, comme les Égyptiens »

Les israéliens qui ont bien tardé pour exiger de la part du leadership arabe une fidélité inconditionnelle à l’Etat d’Israël , ont peut-être du mal à supporter le langage clair et sincère de certains dirigeants israéliens comme celui du brillant ministre des Affaires étrangères.

Pourtant Avigdor Liebermann, c’est exactement l’homme qu’il faut maintenant. Liebermann est quelqu’un de droit. Il parle sans aucune hypocrisie. Israel a grand besoin d’hommes comme lui, vu les perturbations qui secouent maintenant cette région effrayée et craintive des nouvelles transformations. Mr Liebermann nous rappelle que l’État d’Israël n’est pas un simple pion sur l’échiquier régional. Car dans cette région où a toujours régné le langage de la force, une voix faible, émue et suppliante ne sera pas entendue.

Mr Liebermann est le seul à avoir oser à affirmer en Israel que l’Autorité palestinienne était composée d’une « bande de terroristes » (1) et qu’il n’y avait aucune chance de parvenir à un accord de paix avec elle dans les vingt ans à venir. Il a aussi dénoncé vivement la politique de la Turquie et de plusieurs États européens à lors qu’ Israel est montré du doigt, boycotté, hué en Europe. En outre, Mr Liebermann a toujours rappelé que la prolifération nucléaire de l’Iran est le sujet le plus urgent sur le Moyen-Orient et que ce probléme doit rester au cœur de la géostratégique mondial.

Le ministre des affaires étrangères, Avigdor Liebermann, qui a voyagé à travers le monde au cours des mois récents pour cultiver les liens bilatéraux avec les pays d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie centrale, et d’Europe centrale, doit être félicité pour ses efforts. M. Liebermann fait du très bon travail en tant que ministre des affaires étrangères. Il est aujourd’hui le signe que la diplomatie israélienne a tourné le dos aux erreurs de la période d’Oslo, en retrouvant l’action traditionnelle qui fut celle des grands diplomates israéliens dans les années 1950 et 1960.

Liebermann, est fort de nombreux succès diplomatique, il a réussi en très peu de temps a créer, un véritable réseau en Europe de l Est, il a réussi a rallier un nombre important de petit pays, (très important) et continue son travail avec l’Afrique, en y développant, un réseau certes confidentiel, mais qui a au moins le mérite d’exister.

Ftouh Souhail

(1) Déclaration faite lors de l’ouverture d’un Congrès diplomatique à Jérusalem, le 27 décembre2009.

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