Alors que de nombreuses manifestations ont été organisées de par le monde ces derniers jours pour le 4e anniversaire de la captivité de Guilad Shalit, la mère du terroriste franco-palestinien Salah Hamouri détenu en Israël, a été reçue ce samedi à la mairie de Paris. Elle a dit craindre qu’il ne soit pas libéré avant la fin de sa peine de 7 ans.

Hamouri a déjà purgé 5 ans de réclusion pour avoir projeté d’assassiner le mentor du courant orthodoxe séfarade, rav Ovadia Yossef, et pour son appartenance à l’organisation terroriste du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine).

Salah Hamouri né en 1985, né de mère française et de père d’origine palestinienne est un résident de Jérusalem-Est. Il a été inculpé en 2005 sous la double accusation d’avoir projeté de tuer le leader spirituel du parti religieux ultra-orthodoxe Shass et ancien Grand Rabbin d’Israël le Rav Ovadia Yossef, et d’appartenance à une organisation illégale en Israël, le Front populaire de libération de la Palestine.

Après trois ans de détention administrative, il a plaidé coupable et a été condamné à une peine de sept ans de prison qu’il purge actuellement en Israël à la prison de Guilboa.

Le 13 mars 2005, lorsque les autorités militaires israéliennes l’arrêtent lors d’un contrôle d’identité à un checkpoint de Qalqiliya, Salah Hamouri connaissait bien Moussa Darwish, un complice qui aurait fomenté le projet de passer devant la maison du rabbin en moto et d’ouvrir le feu.

Darwish et Hamouri ainsi que Muatztaf Sheikh ont acheté des armes et des munitions pour attaquer des cibles israéliennes à Jérusalem. Dans plusieurs quartiers du Nord de Jérusalem, ils ont aussi monté des cellules distribuant des flyers sur les activités du FPLP. Enfin, ils ont eu des contacts avec des membres du FPLP incarcérés suite à l’assassinat de l’ancien ministre israélien du tourisme, Rehavam Zeevi.

Après trois ans de détention préventive, son avocate israélienne, Leah Tsemel, lui suggère sur proposition du procureur militaire israélien de négocier une procédure de plaider coupable à son procès, qui lui permettrait d’être condamné à une peine moindre que celle qu’il risque d’encourir (14 années de prison) s’il refuse cette procédure.

Après avoir plaidé coupable, il est finalement condamné à la moitié de la peine qu’il encourait, soit sept ans d’emprisonnement, par le Tribunal militaire israélien de Judée, à Ofer , le 17 avril 2008. L’initiateur de la tentative d’assassinat, Moussa Darwish, est quant à lui condamné à 12 ans de prison.

Salah Hamouri a été arrêté par la Police, déféré en Justice et condamné suite à un Procès avec avocat pour sa défense. Il a bénéficié d’un procès équitable en Israël. Le consulat de France a suivi l’ensemble de la procédure judiciaire et assisté à toutes les audiences.

Les déclarations de la mère du terroriste franco-palestinien qui dit craindre qu’il ne soit pas libéré avant la fin de sa peine de 7 ans sont infondée pour ceux qui connaissent la société israélienne. Israël étant un État de droit. Dans une société démocratique, il y a une prééminence du droit. Chaque détenu est libéré à la fin de sa peine.

On rappel qu’ en juin 2009 Israël a libéré le député du Hamas, Ibrahim Abou Salem, arrêté il y a quatre ans après l’enlèvement en juin 2006 du soldat israélien Gilad Shalit. Il a été libéré après avoir purgé sa peine de trois ans.

Ce mois de juin 2010 les autorités pénitentiaires israéliennes ont aussi libéré un autre député du mouvement palestinien Hamas arrêté après la capture du soldat israélien. Naif al-Rajoub a été relâché parce que « sa peine touchait à sa fin », a indiqué un porte-parole (AFP, 20/06/2010)

Tous les prisonniers sont ainsi libérés en Israël à la fin de leurs peines, parce que l’Etat israélien est un Etat de droit. Par contre les islamistes palestiniens de Gaza bafouent les droits fondamentaux d’un seul captif, car il est juif. Guilad Shalit est détenu depuis 4 ans dans des conditions de détentions contraires au droit international, sans jugement, sans visite de la Croix rouge, sans visite médicale ou de ses parents. Et il est interdit de communiquer au monde extérieur.

Tant que les représentants de cette minuscule entité qu’est Gaza refusent la visite de la Croix rouge au soldat Shalit, il n’aurait pas de libération anticipée pour Hamouri et pas d’allégement du blocus.

Ftouh Souhail, Tunis

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