Le Maroc accueillera en février 2020 la réunion du groupe de travail sur le processus de Varsovie relatif à la lutte contre le terrorisme. Une annonce faite depuis Washington à l’occasion d’un point de presse animé par deux hauts responsables au Département d’Etat.

La rencontre s’inscrit dans le cadre des résolutions prises par les participants à la Conférence ministérielle sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, que la capitale polonaise avait accueillie le 14 février 2019.

Le royaume y avait été représenté par le ministre délégué aux Affaires étrangères chargé de la Coopération africaine. Mohcine Jazouli était d’ailleurs intervenu dans le panel sur «la lutte contre le terrorisme et le financement illicite».

Depuis son lancement, le Processus de Varsovie a mis en place des groupes de travail sur la cybersécurité, la protection des droits de l’Homme, la sécurité maritime, la sécurité énergétique, la prolifération des missiles et la lutte contre le terrorisme. L’ensemble de ces mécanismes ont fait l’objet, en octobre et novembre, de réunions, à l’exception de celui sur le terrorisme.

Israël participe activement à ses sessions. Son Premier ministre, Benjamin Netanyahu, avait d’ailleurs présidé la délégation de son pays à la conférence du 14 février 2019 dans la capitale polonaise.

Lors de la rencontre sur la sécurité maritime, organisée à Manama les 21 et 22 octobre 2019, le gouvernement israélien avait envoyé Mme Dana Benvenisti-Gabay, qui dirige la direction de la sécurité régionale et du contre-terrorisme au ministère des Affaires étrangères.

A la réunion du groupe de travail sur le terrorisme, prévue au Maroc en février prochain, on ne sait pas encore qui représentera Israël.

Sous couvert d’anonymat, un responsable américain a déclaré la semaine dernière que le Royaume du Maroc est «un partenaire essentiel dans la stratégie diplomatique des Etats-Unis dans la région, qui inclut la normalisation des relations avec Israël».

L’Etat marocain participe aussi à une éventuelle signature d’un projet de pacte de non-agression avec Israël.

Le royaume reconnaît aussi sa composante juive comme partie constituante de son héritage historique. En cela le Maroc se démarque de la grande majorité des pays du monde arabo-musulman, qui a préféré l’amnésie plutôt que de reconnaître la présence d’une minorité juive dans sa population.

Souhail Ftouh

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