Le huitieme jour de Souccoth s’appelle Chemini Atsereth. Elle correspond cette année au 30 – 1 octobre (en diaspora) .C’est une sorte Assemblée solennelle clôturant la fête de Souccot.La priere pour la pluie en Israel est l’element distinctif de cette fête.

En Israël, elle dure un jour c’est un YOM TOV. En dehors d’Israël, elle dure deux jours. C’est une fête à part entière comparable aux 3 autres fêtes de pèlerinage Pessah, Chavouot et Souccoth.

Chemini Atseret qui commence le 22 Tishrei (hébreu: Yom hachemini atseret « solennité de clôture du huitième jour ») est une fête juive prescrite par la Bible, célébrée le huitième jour à dater du début de la fête de Souccot et marquant le début de la saison des pluies en terre d’Israël.

Bien que fortement associée à Souccot, elle est considérée comme une fête indépendante de cette dernière. De nombreuses expressions liturgiques soulignent le caractère à part de cette fête, son individualité propre dont un sacrifice spécial rendait compte jadis.

Les pratiques observées en ce jour varient, selon qu’on se trouve en terre d’Israël ou en diaspora.

Les Juifs célèbrent Chemini Atseret pendant un seul jour en terre d’Israël, alors que ceux de la diaspora la fêtent pendant deux jours (à l’exception des juifs réformés).

Par conséquent, en terre d’Israël, la célébration de Chemini Atseret se confond avec celle de Sim’hat Torah (la joie de la Torah). La deuxième journée de Chemini ‘Atsereth, célébrée en diaspora, possède comme son nom l’indique, un caractère de liesse tout particulier : « joie de la Torah ». Cette solennité se célèbre le jour-même de Chemini ‘Atsereth en Eretz Israël.

On ne dort plus dans la souccah et les processions avec les livres de la Torah s’intercalent entre le Hallel et la lecture de la Torah, où son lus les passages propres à Sim’hat Torah.
En diaspora, du fait de la coutume de prolonger les fêtes bibliques d’un jour, les repas sont encore pris dans la souccah.

Le premier jour de la fête de Chemini Atseret, la tradition rapporte qu’il faut lire dans un premier rouleau de la Torah les passages contenant les prescriptions relatives aux fêtes de pèlerinage et aux dimes (Deutéronome 15:19 – 16:17), et dans un second, la section sur l’offrande particulière à ce jour (Nombres 29:35-37) (1)

Au second jour, où l’on célèbre Sim’hat Torah, ce sont les passages propres à cette fête qui sont lus.
A Chemini Atseret, étant une « fête en elle-même, », il faut veiller à attendre la tombée de la nuit pour commencer la cérémonie du kiddouch (sanctification) (2).

En effet, Les Sages insistent particulièrement sur le fait que Chemini Atseret est « une fête en elle-même » (regel bifnei atsmo et non un prolongement de Souccot)
Observé par le judaïsme, La fête de Chemini Atseret se tenait, à l’époque des premier et second Temples, à Jérusalem, où les enfants d’Israël faisaient des offrandes à Dieu selon les ordonnances bibliques. En l’absence d’un Temple reconstruit, la liturgie se concentre seulement sur le souvenir de d’anciens rites et offrandes (3).

La grande particularité de Chemini Atseret a lieu lors de l’office de prière de Moussaf (4) qui remplace l’offrande particulière (korban moussaf). Cet office est essentiellement composé de la Amidah (5) dans laquelle on rappelle le Temple, les sacrifices et autres rituels d’antan, ainsi que l’impossibilité de les réaliser aujourd’hui étant donné l’absence du Temple.

Pendant les six ou sept mois qui séparent Chemini ‘Atsereth de Pessah et qui constituent en Eretz Israël la période des pluies, on intercale dans la deuxième bénédiction du Shemone-Essrei, après la phrase : « Tu es puissant à jamais, Seigneur, tu ressusciteras les morts, toi qui es grand pour sauver », la formule « faisant souffler le vent et tomber la pluie ». C’est au cours de l’office de Moussaf de cette fête qu’on l’introduit solennellement.

Plusieurs cérémonies directement liées à la demande de la pluie jalonnent durant cette fete On considère que le sol d’Eretz Israël doit être arrosé entre Souccoth et Pessah. On commence alors à introduire dans les Dix-huit bénédictions (le Shemonei-Essrei) la bénédiction spéciale pour demander la pluie.

Ftouh Souhail, Tunis

(1)Pour la lecture de la Torah des derniers jours de toutes les fêtes de pèlerinage, on a choisi les chapitres 15:19, 16-17 du Deutéronome qui contiennent, outre les prescriptions relatives à ces trois solennités, les règles des différentes dogmes.

(2) C’est une bénédiction prononcée sur une coupe de vin cacher ou de jus de raisin cacher lors du chabbat ou d’un jour de fête.Le kiddouch est la réalisation de la mitzvah positive « Souviens-toi du jour du chabbat afin de le sanctifier» Le Kiddouch n’est habituellement pas récité lors du troisième repas de Chabbat (« Séouda chlichit »).

(3) Le rituel liturgique de Chemini Atseret comprend : une version extraordinaire de la Amida (la prière principale des offices du matin, de l’après-midi et du soir), où Chemini Atseret est dénommé Zman Sim’hatenou (la période de notre joie), comme Souccot ; la lecture du Hallel dans son entièreté (du Psaume 113 au Psaume 118), mais sans utiliser les quatre espèces, propres à la fête de Souccot ;une lecture de la Torah spéciale ; et un office de prière supplémentaire (moussaf).

(4) Moussaf est une prière juive récitée aux jours de joie fixés par la Thora tels que Pessa’h, Shavouot ou Souccot. Elle fut instaurée à l’instar du sacrifice en plus du sacrifice journalier que l’on sacrifiait au Temple à Jérusalem en ces jours. Cette prière peut être récitée à n’importe quel moment du jour.

(5) L’Amida est la prière centrale de la liturgie juive du judaïsme rabbinique. Instituée par les Sages de la Grande Assemblée, elle est souvent désignée comme HaTefila (« la Prière ») dans la littérature rabbinique. La Amida est récitée lors de chaque office de prière, trois fois par jour. La Amida est également au centre de l’office du Moussaf.


Béni sois-Tu, Dieu, qui fais revenir le vent et tomber la pluie – bénédiction de la pluie

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